Effet analgésique du bloc pudendal au cours de la chirurgie de la fistule anale : étude prospective randomisée - 07/09/15
Riassunto |
Introduction |
La douleur postopératoire après chirurgie de la fistule anale est intense et source d’une prolongation de la durée d’hospitalisation. Différentes techniques d’analgésie postopératoire ont été utilisées [2 , 1 ]. L’objectif de notre étude était d’analyser l’efficacité analgésique du bloc pudendal bilatéral sous neurostimulation dans la chirurgie de la fistule anale sous rachianesthésie.
Matériel et méthodes |
Il s’agissait d’une étude prospective randomisée, réalisée au service d’anesthésiologie de l’hôpital militaire d’instruction Med V de Rabat. Étaient inclus tous les patients classés ASA I et II prévus pour cure de la fistule anale sous rachianesthésie. Etaient exclus les patients présentant une fistule anale complexe, ceux nécessitant une réintervention ou une allergie aux anesthésiques locaux. Les patients étaient randomisés en trois groupes : groupe rachianesthésie seule (groupe contrôle : Gr : C), groupe rachianesthésie avec un bloc pudendal avec la bupivacaïne (Gr : BB) et groupe rachianesthésie avec un bloc pudendal avec la ropivacaïne (Gr : BR). Tous les blocs étaient réalisés à la fin des interventions en position gynécologique par voie transpérineale sous neurostimulation. Une fois la contraction du sphincter anal était obtenue, et en l’absence de reflux sanguin, 20mL de bupivacaïne (0,25 %) ou de ropivacaïne 0,5 % était injectée de chaque coté chez les patients des groupe bupivacaïne et groupe ropivacaïne respectivement. La douleur postopératoire (EVA) était le critère de jugement principal. La douleur à la première défection, la satisfaction des patients, les nausées, vomissements, les rétentions aiguës des urines, les dysuries ainsi que les complications des blocs étaient les critères de jugement secondaires.
Résultats |
Durant 6 mois (février 2013 à août 2013), 90 patients étaient inclus. Les scores de la douleur étaient plus bas dans les deux groupes (Gr : BB, Gr : BR) par rapport au Gr : C de la 12e à la 30e heures (p<0,001, p=0,03) respectivement. Dans le Gr : C, 19 patients ont nécessité un supplément analgésique contre 6 dans le groupe Gr : BB et 4 dans le Gr : BR (p=0,001). Les patients des Gr : BB et du Gr : BR ont exprimés moins de douleur lors de la première défécation par rapport à ceux du Gr : C (p<0,001). Les patients des deux groupes (Gr : BB, Gr : BR) étaient plus satisfaits que les patients du Gr : C (p=0,015). L’incidence des nausées et vomissements postopératoire était comparable entre les trois groupes (p=0,85), de même que l’incidence des dysuries et des rétentions aigues des urines (p=0,64). Aucune complication locale ou systémique n’était notée. Deux échecs du bloc ont été notés dans le groupe bupivacaïne contre un dans le groupe ropivacaïne.
Discussion |
Le bloc pudendal sous neurostimulation procure une analgésie de qualité dans la chirurgie de la fistule anale. Ce bloc pourrait s’inscrire dans le cadre d’analgésie multimodale pour une meilleure réhabilitation postopératoire dans ce type de chirurgie.
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Vol 1 - N° S1
P. A383 - Settembre 2015 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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