Prothèses totales de chevilles chez les patients de moins de 40 ans – série prospective continue de 33 implants à plus de 2 ans de recul - 22/10/14
, Camille Rodaix, Fabrice Gaudot, Thierry JudetRiassunto |
Introduction |
La prothèse totale de cheville (PTC) est une alternative sérieuse à l’arthrodèse, mais dont les résultats sont mal connus chez les patients jeunes. En effet, leur demande fonctionnelle et le potentiel de durée de vie des implants sont plus importants. L’objectif de cette étude est d’analyser la survie et le résultat fonctionnel des PTC mises en place chez des patients de moins de 40ans avec un recul minimal de 2ans.
Patients et méthodes |
Cette série prospective continue inclut tous les patients opérés dans notre centre depuis 1998 et âgés de moins de 40ans le jour de l’implantation de leur prothèse. Nous recensons ainsi 31 PTC chez 29 patients, 12 de sexe masculin et 17 de sexe féminin, âgés en moyenne de 32,9ans.
Résultats |
Sur les 31 PTC implantées, 26 (83,9 %) sont toujours en place au recul moyen de 9,1ans. L’étiologie de destruction articulaire était principalement post-traumatique (20 cas) ou une maladie inflammatoire (7 patients). Le score AOFAS moyen est passé de 31,9 en préopératoire à 81,1 au dernier recul, avec un gain moyen par patient de 53,5. Les 5 PTC explantées l’ont été pour défaut d’ancrage (3 cas), suspicion de sepsis (1 cas), et fracture du talus (1 cas). Tous ont été repris par arthrodèse et 3 étaient porteurs d’une polyarthrite rhumatoïde.
Discussion |
Le taux de survie des PTC de cette série est comparable à celui rapporté dans les principales études incluant des patients de tous âges. Chez ces patients jeunes nous nous attendions à observer des complications spécifiques liées à leur niveau d’activité plus exigeant. Comparativement aux patients plus âgés nous ne notons cependant pas plus de fracture ou usure d’insert, ni plus de défaut d’ancrage. La question du devenir à long terme des articulations sous-talienne et médio-tarsienne reste difficile à trancher dans cette population de patients porteurs d’une maladie inflammatoire poly-articulaire dans 22,5 % des cas. Enfin, trois échecs sont survenus chez des patients successifs de cette série, opérés entre 1998 et 2000. L’hypothèse se discute d’un lien entre ces échecs et un procédé industriel de traitement de surface de l’implant. Ce procédé n’est plus utilisé à ce jour et l’échec le plus récent de cette étude concerne une PTC posée en 2008.
Conclusion |
L’implantation de prothèses de chevilles chez des patients jeunes donne des résultats comparables à ceux obtenus chez l’ensemble des patients à 9,1ans de recul. L’étiologie inflammatoire est probablement surexposée au risque d’échec.
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Vol 100 - N° 7S
P. S237 - novembre 2014 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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