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Orientation des pièces d’une prothèse totale de hanche de première intention : étude prospective comparative de deux voies d’abord antéro-externes, soit mini-invasive, soit par hémimyotomie du moyen fessier - 15/02/11

Doi : 10.1016/j.rcot.2010.11.012 
F. Mouilhade a, , J. Matsoukis b, P. Oger c, C. Mandereau a, V. Brzakala a, F. Dujardin a
a Clinique universitaire de chirurgie orthopédique et traumatologie, CHU de Rouen, 1, rue de Germont, 76000 Rouen, France 
b Service d’orthopédie, groupe hospitalier du Havre, hôpital J.-Monod, 29, rue P.-Mendès 76290 Montivilliers, France 
c Service d’orthopédie, centre hospitalier Mignot, 177, route de Versailles, 78157 Le Chesnay, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Un facteur de survie d’une prothèse totale de hanche (PTH) est la qualité de pose des implants. L’utilisation d’abords réduits ne doit pas altérer ce paramètre. Cela reste à confirmer entre les mains d’opérateurs expérimentés.

Hypothèse

La recherche d’une moindre agression tissulaire nuit à la qualité de pose des prothèses de hanche.

Objectifs

L’objectif principal de ce travail était d’évaluer le positionnement des implants dans une série continue prospective, comparative et multicentrique.

Patients et méthodes

Entre janvier 2008 et 2009, 92 PTH ont été implantées par voie réduite de Watson-Jones, dans deux centres différents, et comparées à 49 PTH implantées dans un troisième centre par voie antéro-latérale avec hémimyotomie antérieure. Tous les opérateurs étaient expérimentés. La récupération clinique objective (score de Merle d’Aubigné et de Harris) et fonctionnelle (WOMAC, SF12) précoce, l’agression biologique (myoglobinémie, CPK, saignement), les complications et le positionnement radiographique et scanographique des implants ont été analysés.

Résultats

Pour les arthroplasties implantées par mini Watson-Jones, la durée opératoire était plus longue, la consommation d’antalgiques morphiniques durant le premier jour était moindre, la récupération objective (score de Merle d’Aubigné et de Harris) et fonctionnelle (WOMAC) étaient meilleures à six semaines et le taux de CPK était moins élevé à 24 et 48 heures. Il n’a pas été observé de différence significative concernant les autres critères cliniques et biologiques. L’analyse du positionnement des implants a révélé une antéversion cumulée significativement plus importante avec cette mini-incision. La proportion d’implants bien positionnés selon les critères de Lewinnek n’était pas significativement différente entre les deux types de voies d’abord. Il n’a pas été observé de différence de positionnement de la tige fémorale dans le plan frontal, ni de différence d’inégalité de longueur des membres inférieurs. L’analyse des variances de positionnement a révélé une dispersion plus importante d’inclinaison des cupules avec l’utilisation du mini-abord.

Discussion

Cette série confirme l’intérêt du mini-abord pour une récupération plus rapide et une moindre agression musculaire. Il a cependant été mis en évidence une différence de qualité de pose des implants selon la voie d’abord, l’inclinaison de la cupule étant moins précise avec la voie mini Watson-Jones.

Niveau de preuve

III étude prospective comparative non randomisée.

Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.

Mots clés : Prothèse totale de hanche, Mini-incision, Rottinger, Watson-Jones, Positionnement


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 Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article, mais celle de l’article original paru dans Orthopaedics & Traumatology: Surgery & Research, en utilisant le DOI ci-dessus.


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Vol 97 - N° 1

P. 15-24 - febbraio 2011 Ritorno al numero
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