La chirurgie hépatique. Quels progrès ? Quel avenir ? - 21/09/09


Résumé |
Les progrès de la chirurgie hépatique permettent de réaliser avec une très grande sécurité la quasi-totalité des résections anatomiques et ils ont fait reculer, en conjonction avec la chimiothérapie et la radiologie interventionnelle, les limites de résécabilité de nombreuses tumeurs primitives et secondaires du foie. Ces progrès incluent une meilleure maîtrise des clampages vasculaires, le repérage pré- et peropératoire des structures vasculaires et des instruments permettant une section précise de cet organe très vascularisé, suivie d’une hémostase efficace de la tranche. Cette maîtrise technique a permis de réaliser des hépatectomies partielles chez des donneurs vivants pour des transplantations et a étendu l’abord laparoscopique à pratiquement tous les types d’hépatectomie. La modulation préopératoire du volume hépatique avec l’hypertrophie du futur foie restant permet de faire des hépatectomies complexes et étendues. Ces résections majeures sont souvent réalisées sur un parenchyme altéré par une maladie chronique du foie, une stéatose ou des lésions induites par la chimiothérapie. Une meilleure connaissance de l’anatomie fonctionnelle avec, en particulier, une meilleure compréhension du rôle du drainage veineux dans la reprise de la fonction hépatique et des processus de régénération a été un des facteurs majeurs permettant ces résections étendues. L’avenir de la chirurgie hépatique passe par des progrès technologiques continus avec une reconstruction informatique des zones tumorales et des structures vasculaires et biliaires qui vont certainement permettre une approche de type robotique, mais il passe surtout par des modifications des indications chirurgicales. Si les exérèses complexes ou extensives de tumeurs « avancées » persisteront, de moins en moins de lésions bénignes seront opérées. Les grands changements à attendre vont concerner les lésions malignes pour lesquelles la chirurgie s’intégrera dans un processus thérapeutique combiné où les procédés radio-interventionnels et les traitements oncologiques auront une place essentielle. La chirurgie pourrait alors se restreindre à la résection des nodules résiduels susceptibles de contenir des cellules tumorales viables persistantes.
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Progress in liver surgery has increased the safety of all types of anatomical liver resections and has, in association with chemotherapy and interventional radiology, extended the limits of resectability for many primary and secondary liver tumors. This progress has been achieved thanks to a better method of vascular clamping, vascular reconstruction and better techniques and instruments to achieve more precise liver transection of this extremely vascular organ with a good haemostasis on the cut surface. These technical advances have allowed the procurement of partial liver grafts from living donors for transplantation and have also extended the scope of laparoscopic access to practically all types of hepatic resections. Preoperative manipulation of the liver volume with hypertrophy of the future liver remnant has made complex and extended hepatectomies feasible. These major hepatic resections are often performed in the background of damaged liver parenchyma due to chronic liver disease, steatosis and chemotherapy-induced lesions. A better knowledge of the functional anatomy with a clearer understanding of the role of venous drainage in the recovery of liver function and the process of regeneration have been the major factors which have facilitated these extended resections. The future of hepatic surgery, which is constantly influenced by the continuous technical progress with computer-aided reconstruction of the tumor zones and vascular and biliary anatomy, is certainly going to see a robotic-assisted surgical approach. Indications will change. While major and complex resections will still be required for advanced tumors, very few benign lesions will be operated in the future. Huge changes will happen in the management of malignant lesions where surgery will become a part of a combined therapeutic strategy where oncologic and radiointerventional treatments will have a major role. Surgery could then be limited to the resection of residual nodules susceptible to harbour persistent viable tumor cells.
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Vol 33 - N° 8-9
P. 896-902 - Agosto 2009 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.