CO.126 - La conférence de consensus 2001 sur la pancréatite aiguë (PA) a-t-elle modifié les pratiques professionnelles, 7 ans après la parution des recommandations ? - 02/04/09
V Rebours [1],
JF Bretagne [2],
G Bommelaer [3],
O Hentic-Dhomé [1],
F Maire [1],
P Hammel [1],
P Lévy [1],
P Ruszniewski [1]
Mostrare le affiliazioniIntroduction : Les conférences de consensus ont pour but de proposer des recommandations sur la prise en charge d’une affection afin d’homogénéiser les pratiques professionnelles. Une variabilité des pratiques persiste cependant, longtemps après la diffusion des recommandations.
Buts : Evaluer l’impact des conclusions de la conférence de consensus française PA 2001 sur les pratiques professionnelles. Corréler les changements de pratique à la formation médicale reçue.
Matériels et Méthodes : L’évaluation a été réalisée via un questionnaire de 22 items envoyé à l’ensemble des services de gastroentérologie des CHU, CHG et centres privés en France. Ce questionnaire était similaire à celui envoyé pendant l’enquête préliminaire à la conférence de consensus 2001. Il était complété par un questionnaire sur le type de formation médicale continue (FMC) reçue.
Résultats : 176 questionnaires étaient analysés (CHG : 62 %, CHU : 20 %, centres privés : 18 %). Pour établir le diagnostic de PA en 2008 (vs 2001), un dosage de la lipasémie et de l’amylasémie est effectué par 99 et 46 % des médecins (vs 83 %, p ≤ 0,001, et 97 %, p ≤ 0,001). Pour évaluer la gravité de la PA, la scanographie abdominale est prescrite à la 48e heure par 69 % (vs 29 %, p ≤ 0,001) ou le plus tôt possible pour 28 % (vs 70 %, p < 0,001). Les scores de gravité les plus utilisés étaient le score de Balthazar 76 % (vs 55 %, p ≤ 0,001), le score de Ranson 70 % (vs 79 %, p = NS) et la CRP 60 % (vs 39 %, p ≤ 0,001). En cas de PA biliaire, une sphinctérotomie en urgence est proposée pour angiocholite par 77 % (vs 24 %, p ≤ 0,001). Une antibiothérapie prophylactique était prônée exceptionnellement par 61 % (vs 21 %, p ≤ 0,001) et en cas de nécrose 20 % (vs 57 %, p ≤ 0,001). Une nutrition artificielle était proposée en cas de PA nécrosante par 68 % (vs 75 %, p = NS). Elle est entérale (NE) pour 58 % (vs 25 %, p ≤ 0,001) et en site gastrique pour 48 %. Une ponction de nécrose était faite en cas de signes de sepsis pour 71 % (vs 62 %, p = NS). Une indication chirurgicale était proposée en cas d’infection de nécrose pour 38 % (vs 9 %, p ≤ 0,001). Après une PA, la reprise de l’alimentation s’effectuait après disparition des douleurs pour 81 % (vs 16 %, p ≤ 0,001). Les pratiques ne variaient pas selon le type de centre. Les médecins participants suivaient la FMC organisée par la SNFGE : 1/an (43 %), 2/an (36 %). 72 % avaient reçu les recommandations de la conférence. Une formation spécifique sur la PA a été reçue : 61 % au cours des JFPD et 37 % au cours de la FMC.
Conclusion : Les pratiques professionnelles sur la prise en charge de la PA se sont significativement modifiées depuis 7 ans, pour tendre vers les recommandations de la conférence de consensus. Il persiste encore des variations de prise en charge. Une intensification de la communication des recommandations doit être proposée afin d’homogénéiser nos pratiques.
Remerciements, financements, autres : Étude soutenue par le fonds d’aide de la SNFGE.
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Vol 33 - N° HS1
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