Pourquoi la polyarthrite rhumatoïde touche-t-elle préférentiellement les femmes ? - 01/03/25
Why does rheumatoid arthritis preferentially affect women?
, Jean Roudier 1, 2, Lilia Nacef 2, Caroline Béal 1Résumé |
La polyarthrite rhumatoïde (PR) affecte préférentiellement les femmes avec un sex-ratio de 4/1 avant 50 ans et de 2/1 après 60 ans. Ce texte explore les hypothèses expliquant ce surrisque féminin, en intégrant des variables biologiques et sociologiques. Sur le plan biologique, le chromosome X joue un rôle central. Des mécanismes comme l’inactivation asymétrique et l’échappement à l’inactivation favorisent l’expression bi-allélique de gènes impliqués dans l’auto-immunité. Les hormones sexuelles modulent également le risque de PR : la testostérone semble protectrice, tandis que les fluctuations des œstrogènes au cours de la vie d’une femme biologique augmentent ce risque. La PR étant une maladie avec une composante environnementale forte, le genre, en lien avec le rôle social de l’individu, pourrait également intervenir dans la répartition inégale de la maladie entre hommes et femmes. Le tabagisme et la silice sont des expositions majoritairement masculines et ont un impact sur l’apparition de la PR plus fort chez les hommes. Néanmoins, certaines expositions ayant lieu dans la sphère domestique et touchant principalement les femmes sont probablement sous-estimées rendant difficile l’évaluation du poids de l’environnement dans la PR chez les femmes. Ainsi, le sexe biologique semble prédisposer les femmes biologiques à l’auto-immunité et l’impact des facteurs environnementaux (principalement modifiables) semble être plus marqué chez les hommes. Intégrer le sexe et le genre dans les études sur la PR est donc essentiel pour mieux comprendre sa physiopathologie.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Summary |
Rheumatoid arthritis (RA) preferentially affects women with a sex ratio of 4:1 before 50 years and 2:1 after 60 years. This text explores hypotheses explaining this increased risk in women, integrating biological and sociological variables. The X chromosome plays a central role. Mechanisms such as asymmetric inactivation and escape from inactivation promote the bi-allelic expression of genes involved in autoimmunity. Sex hormones also modulate the risk: testosterone appears protective, while fluctuations in estrogen levels throughout a woman's life increase the risk. RA is a disease with a strong environmental component, and gender identity, associated with social behaviors, may also play a part in the unequal distribution of the disease between men and women. Smoking and silica exposure are predominantly male-related and have a stronger impact on the development of RA in men. However, some exposures in the domestic sphere, mainly affecting women, are likely underestimating the environmental weight in RA among women. Thus, biological sex seems to predispose women to autoimmunity, while the impact of environmental factors (mainly modifiable) appears more pronounced in men. Integrating sex and gender into RA studies is therefore essential to better understand its pathophysiology.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mots clés : Polyarthrite rhumatoïde, Exposome, Sexe, Genre
Keywords : Rheumatoid arthritis, Exposome, Sex, Gender
Mappa
Benvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
L'accesso al testo integrale di questo articolo richiede un abbonamento.
Già abbonato a @@106933@@ rivista ?
