Atteinte et maintien de la rémission avec upadacitinib chez les patients avec polyarthrite rhumatoïde modérée à sévère en vie réelle : analyse des données françaises à 12 mois de l’étude internationale UPHOLD - 26/11/24
, A. Basch 2, P. Bergamasco 3, E. Lespessailles 4, T. Schaeverbeke 5, P. Hilliquin 6, A. Perdriger 7, A. Baillet 8, V. Chauveau 9, X. Mariette 10, A. Saraux 11, B. Combe 12Riassunto |
Introduction |
Upadacitinib (UPA), un inhibiteur oral et réversible de JAK (JAKi), a démontré une efficacité et un profil de tolérance satisfaisants dans la polyarthrite rhumatoïde (PR) modérée à sévère. Cependant, les données évaluant UPA en vie réelle sont limitées.
Patients et méthodes |
UPHOLD est une étude non interventionnelle, prospective, internationale, menée dans 17 pays dont la France, évaluant UPA 15mg chez des adultes atteints d’une PR modérée à sévère, avec un suivi prévu sur 2ans. Cette analyse intermédiaire décrit les résultats des patients français inclus dans l’étude et ayant été suivis pendant au moins 12 mois (M12, jusqu’au 10/08/2023). Les co-critères principaux de l’étude sont : (i) la proportion de patients ayant un DAS28-CRP<2,6 (que l’on définira comme rémission, REM) à M6 et (ii) la proportion de ceux ayant maintenu cette REM à M12 (ou variation≤0,6 du DAS28-CRP depuis M6). Les résultats sont présentés en données observées et en imputant les patients sortis prématurément de l’étude en non-répondeurs. Ont été également évaluées les proportions de patients avec atteinte de la LDA (DAS28-CRP≤3,2) à M6 et avec maintien de la LDA à M12. Les évènements indésirables (EIs) ont été décrits par leur taux pour 100 patient-années d’exposition à UPA (E/100 PA).
Résultats |
Au total, 301 patients avaient reçu au moins une dose d’UPA sur les 305 inclus (âge médian (Q1–Q3) : 60,2 (52,7–68,8) ans ; femmes : 77,4 % ; ancienneté médiane (Q1–Q3) de la PR : 10,1 (4,1–19,1) ans. Ils avaient déjà reçu au moins un traitement arrêté avant l’inclusion pour leur PR dans 89,0 % des cas (dont bDMARDs 77,5 % et/ou JAKi 19,5 %). À l’inclusion, 201 patients (66,8 %) présentaient au moins un facteur de risque cardiovasculaire. À l’initiation d’UPA, les patients avaient un DAS28-CRP moyen à 4,3±1,2. Au total, 93/305 patients (30,5 %) étaient sortis prématurément de l’étude avant M12, notamment pour manque d’efficacité de l’UPA (n=47, 15,4 %) ou survenue d’EIs (n=30, 9,8 %). Le Tableau 1 détaille les principaux résultats d’efficacité d’UPA à M6 et M12 (REM et LDA). Parmi les 301 patients analysés, 186 avaient été traités jusqu’à M6 et avaient un DAS28-CRP disponible à M6 (ou étaient sortis de l’étude avant M6). Parmi ces 186 patients, 53 avaient un DAS28-CRP<2,6 à M6, avaient été traités jusqu’à M12 et avaient un DAS28-CRP disponible à M12 (ou étaient sortis prématurément de l’étude entre M6 et M12).
Au total, 547 EIs ont été rapportés (101,67 E/100 PA), dont des infections graves (4,11 E/100 PA), du zona (3,86 E/100 PA) et des troubles hépatiques (2,31 E/100 PA). Les taux d’E/100 PA étaient de 1,54 pour les cancers et de 1,29 pour les événements thrombotiques. Aucun événement cardiovasculaire majeur n’a été rapporté.
Discussion |
Cette analyse a montré l’efficacité d’UPA en vraie vie dans la PR modérée à sévère, avec maintien à M12du DAS28-CRP<2,6 chez plus de 73 % des patients l’ayant atteint à M6. Les données de tolérance étaient conformes à ce qui était attendu.
Conclusion |
Les données françaises à M12 de l’étude UPHOLD confirment en pratique médicale courante les résultats positifs des essais cliniques sur UPA dans la PR modérée à sévère.
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Vol 91 - N° S1
P. A160 - dicembre 2024 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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