Escherichia coli : sensibilité aux -lactamines et diversité génomique des souches isolées en Franche-Comté - 29/05/08

Réseau Franc Comtois de Lutte contre les Infections Nosocomiales (RFCLIN)
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Résumé |
Objectifs – Préciser l'incidence des colonisations/infections à E. coli dans les établissements de soins de Franche-Comté en 1999 et actualiser les données concernant sa sensibilité aux antibiotiques. Confirmer le caractère polyclonal des souches cliniques de E. coli.
Matériel et méthodes – Les souches cliniques de E. coli (n=199) ont été caractérisées par détermination de leur phénotype de résistance. Nous avons comparé différentes techniques (diffusion et E-test) pour préciser la fréquence de résistance à l'association amoxicilline-acide clavulanique. La détermination des pulsotypes a permis d'évaluer la diversité clonale au sein de l'espèce.
Résultats – Les incidences des patients colonisés/infectés étaient de 4,63 pour 100 admissions et de 7,21 pour 1000 jours d'hospitalisation. Le taux d'incidence hebdomadaire des colonisations/infections à E. coli pour 100 lits dans les unités de court séjour s'échelonnaient de 3,3 à 11,5 % en fonction du type d'unité. Les prélèvements d'origine urinaire étaient les plus nombreux (64,5 %). Les fréquences de résistance (I + R) aux β-lactamines étaient respectivement de 36,7 % pour l'amoxicilline, 27,1 % pour l'association amoxicilline-acide clavulanique, 35,7 % pour la ticarcilline et 2,5 % pour la ceftazidime. La détermination de la CMI par E-test de l'association amoxicilline-acide clavulanique montrait que la proportion de souches résistantes (CMI >16 mg/L) ne dépassait pas 5,0 %. De plus les valeurs de CMI des souches résistantes sont relativement faibles (24 à 48 mg/L). Le dendrogramme construit d'après les pourcentages de similitude des profils de macrorestriction de l'ADN avait un aspect « en brosse » caractéristique d'une grande diversité clonale.
Conclusion – Chez E. coli, la production de pénicillinase est le mécanisme principal de résistance à l'amoxicilline, la résistance à l'association amoxicilline-acide clavulanique ne devrait avoir qu'un impact thérapeutique limité. En effet la plupart des souches de sensibilité diminuée sont classées comme intermédiaires et les souches résistantes ont des CMI peu élevées. Le caractère polyclonal des souches confirme que la diffusion de la résistance aux β-lactamines chez E. coli n'est pas liée à la diffusion clonale de souches résistantes.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Abstract |
Objectives – To determine the incidence of colonisation/infection with E. coli in the hospitals of Franche-Comté in 1999, to update the data concerning its sensitivity to antibiotics and its genomic diversity.
Design – One hundred and ninety nine clinical strains isolated in november 1999 were characterized by antibiotic susceptibility and PFGE. We compared disc diffusion and E-test to establish the frequency of resistance to β-lactams.
Results – The incidences of colonised/infected patients were 4.63 per 100 admissions and 7.21 per 1000 patient days. The weekly rate of colonisation/infection per 100 beds was ranging from 3.3 to 11.5% according to the speciality. Strains had been obtained essentially from urinary samples (64.5%). It was observed that β-lactams resistance rates (R + I) were respectively 36.7% for amoxycillin, 27.1% for co-amoxyclav, 35.7% for ticarcillin and 2.5% for ceftazidime. MIC determination for co-amoxyclav using E-test showed that the rate of resistance (MIC > 16 mg/L) was 5%. Moreover MIC values of resistant strains were moderate (24 to 48 mg/L). The dendrogram constructed according to the percent similarity of DNA restriction profile showed a great genomic diversity among E. coli strains.
Conclusion – Penicillinase production is the most frequent mechanism of resistance to amoxycillin among E.coli isolates. Resistance to co-amoxyclav should have only a limited therapeutic impact. Indeed, the majority of the strains with decreased susceptibility are classified as intermediate and the resistant strains present MIC values relatively low. The genomic diversity confirms that the diffusion of β-lactams resistance in E. coli is not related to clonal dissemination.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mots-clé : amoxicilline/acide clavulanique, E. coli, génotypage, sensibilité aux β-lactamines
Keywords : amoxycillin/clavulanic acid, E. coli, genotyping, β-lactam susceptibility
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Vol 32 - N° 1
P. 8-18 - 2002 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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