Switch ou Swap ? Quel est le choix de la 2e thérapie ciblée chez les patients atteints de spondyloarthrite : étude des données du Système national des données de santé (SNDS) - 30/11/23

Riassunto |
Introduction |
Notre objectif était de décrire l’incidence cumulée des changements de thérapies ciblées intraclasse (switch) ou interclasse thérapeutique (swap) après initiation d’une première thérapie ciblée chez les patients traités pour une spondyloarthrite (SpA).
Patients et méthodes |
Dans cette étude de cohorte basée sur les données du SNDS ont été inclus les sujets adultes affiliés au régime général avec un diagnostic SpA, incluant SpA axiale et rhumatisme psoriasique, ayant reçu une première thérapie ciblée entre le 01/01/2015 et le 31/12/2018. Les classes thérapeutiques considérées pour la définition des switchs intraclasses et swaps étaient les suivantes : anti-TNF, anti-IL17, anti-IL23, anti-IL12/23, inhibiteur de Janus Kinase (JAKi) et inhibiteur de la phophodiestérase-4 (PD4i).
Résultats |
Un total de 36 039 de SpA initiant une première thérapie ciblée a été identifié, avec un âge médian à l’initiation de 45 ans (IQR [35,3–54,9]) et 56 % de femmes. Parmi les sujets inclus, 33 840 (93,9 %) avaient un diagnostic de SpA axiale et 8 839 (24,53 %) de rhumatisme psoriasique. L’incidence cumulée d’une 2e thérapie ciblée était de 25,6 % (IC95 % : 25,1–26,1) à 1 an et de 51,1 % à 5 ans (50,5–51,8). La thérapie initiale était un anticorps monoclonal anti-TNF, un récepteur anti-TNF et un anti-IL17 dans 62,9 %, 24,3 % et 4,3 % des cas, respectivement.
Les taux de switchs étaient de 18,4 %, 25,6 %, 29,5 % et les taux de swaps étaient de 7,2 %, 11,3 % et 13,8 %, à 1, 2 et 3 ans respectivement. Par rapport aux sujets à qui l’on proposait un switch, les sujets à qui l’on proposait un sap semblaient légèrement plus âgés (âge médian de 47,4 ans [IQR (37,8–55,9)] vs 42,6 ans [IQR (33,99–51,84)]) et avec une proportion plus élevée de femmes (67,2 % vs 62,6 %).
Les types de swaps les plus fréquents étaient d’un anticorps monoclonal anti-TNF vers un anti-IL17 (n=1697, 35,0 %) et d’un récepteur anti-TNF vers un anti-IL17 (n=518, 10,69 %). Un total de 319 sujets (6,6 %) ont reçu un anti-TNF après un anti-IL17 en première ligne. Parmi les patients avec un anti-TNF en 1re ligne et ayant eu un switch, 75,0 % ont reçu un autre anti-TNF, 17,9 % ont reçu un anti-IL17 et 7,1 % un autre traitement.
Conclusion |
Cette analyse des données du SNDS nous donne une appréciation de l’utilisation des biothérapies en France dans la période pré-COVID-19. Même si les anti-TNF restent la classe thérapeutique la plus utilisée en première ligne, on observe une prescription d’anti-IL17 dans 4,3 % des cas. Par ailleurs, cette étude indique la faisabilité d’une étude prospective comparant les options anti-TNF → anti-IL17 versus anti-IL17 → anti-TNF en termes de pourcentage de répondeurs à la 2e ligne et de maintien thérapeutique de l’une ou l’autre des options.
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Vol 90 - N° S1
P. A343 - dicembre 2023 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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