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Les coalitions du tarse de l’adulte - 30/09/23

Tarsal coalition in adults

Doi : 10.1016/j.rcot.2023.07.002 
Nazim Mehdi a, , Alessio Bernasconi b, François Lintz a
a Centre de chirurgie de la cheville et du pied, clinique de l’union, boulevard de Ratalens, 31240 Saint-Jean, France 
b Department of Public Health, Orthopaedic and Traumatology Unit, University of Naples « Federico II », Via S.-Pansini 5, 80131 Napoli, Italie 

Auteur correspondant.

Résumé

Les coalitions du tarse de l’adulte sont des unions anormales de deux os ou plus du tarse. Leur incidence est diversement estimée (1 à 13 %). Elles sont congénitales, dues à un désordre chromosomique autosomique dominant. Il existe cependant quelques formes acquises, secondaires à un traumatisme ou à une pathologie inflammatoire. Les errances diagnostiques résultent de l’absence de spécificité de leurs signes cliniques et de la difficulté de leur dépistage par la radiographie conventionnelle. Cette conférence se propose de faire le point sur les coalitions du tarse en répondant aux questions suivantes : comment les définir ? Comment les diagnostiquer ? Quel traitement leur opposer ? Quels résultats espérer ? Les coalitions du tarse sont de 3 types, définis par la nature du tissu interposé entre les os qu’elles unissent : osseux dans les synostoses pures, cartilagineux dans les synchondroses et fibreux dans les syndesmoses. Leur localisation est variable. Les plus fréquentes sont les formes talo-calcanéennes (TC) et calcanéo-naviculaires (CN) qui représentent plus de 90 % des coalitions. Les localisations cunéo-naviculaires, intercunéennes ou cuboïdo-naviculaires sont beaucoup plus rares et représentant moins de 10 % de ces anomalies. Elles sont classiquement douloureuses, avec fréquemment un pied plat valgus contracturé chez le jeune adulte. Les douleurs sont provoquées par la perturbation biomécanique induite par ces ponts osseux, cartilagineux ou fibreux qui entravent de façon partielle ou totale la mobilité de l’arrière-pied et/ou du médio-pied. L’imagerie conventionnelle reste la norme : radiographies en charge et scanner. Le scanner en charge devient progressivement l’examen de référence en montrant les anomalies dans les 3 plans. L’imagerie fonctionnelle, IRM, tomoscintigraphie évaluent le retentissement articulaire direct ou indirect au niveau de l’interligne pathologique et des interlignes voisins. Une prise en charge non chirurgicale peut être proposée (orthèses, rééducation, et/ou infiltrative). Cependant le traitement chirurgical est l’option la plus fréquente avec : (1) soit une résection de la construction osseuse, cartilagineuse ou fibreuse, avec pour but de restaurer une anatomie plus proche de la normale, (2) soit une arthrodèse de l’interligne concerné, voire de l’ensemble du couple de torsion. Ces différentes interventions peuvent être pratiquées à ciel ouvert, sous arthroscopie ou en percutané. Le choix de l’une ou de l’autre de ces techniques dépend de l’importance du retentissement biomécanique sur les articulations concernées et avoisinantes. La résection de l’anomalie est la règle dans toutes les localisations, sous réserve qu’elle intéresse moins de 50 % de l’interligne talo-calcanéen et qu’il n’y ait pas d’arthrose, qui conditionne la qualité du résultat fonctionnel. Dans tous les autres cas l’arthrodèse s’impose. Niveau d’évidence : V, avis d’expert.

Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.

Mots clés : Coalitions tarsiennes, Arthrodèse sous-talienne, Pied plat contracturé


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 Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article, mais celle de la version anglaise correspondante publiée dans Orthopaedics & Traumatology: Surgery & Research 110/1S (February 2024).


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