La spondylodiscite tuberculeuse et à pyogène : quelles différences clinico-biologiques ? - 18/12/22
Riassunto |
Introduction |
La prise en charge optimale de la spondylodiscite infectieuse SPDI est étroitement liée à l’identification du germe. À défaut, une présomption épidémiologique et clinique permet d’orienter vers ce germe. L’objectif de notre étude était de comparer la présentation clinico-biologique de la spondylodiscite tuberculeuse (ST) et de la spondylodiscite à pyogène (SP), ainsi que l’évolution sous traitement.
Patients et méthodes |
Nous avons mené une étude rétrospective incluant 71 patients hospitalisés pour une ST et une SP dans un service de rhumatologie entre 2016–2022. Les patients ont été repartis en deux groupes :
– SP : 30 patients atteints de spondylodiscite à pyogène ;
– ST : 41 patients atteints de spondylodiscite tuberculeuse.
Les données suivantes étaient collectées : l’âge, le genre, le diabète, la consommation de lait cru, la vaccination BCG, le contage tuberculeux, les signes cliniques, la localisation de la SPDI, l’atteinte neurologique, les taux des globules blancs et la protéine c-réactive CRP, le recours à la corticothérapie et au drainage d’un abcès, l’évolution cliniques et les séquelles osseux.
Résultats |
L’âge moyen était de 53,82±15,46 ans dans ST et 61,19±14,61 ans dans SP. Les femmes étaient significativement plus atteintes de ST (68,3 % vs 31,7 % ; p<10-3). Le diabète était noté dans 43,3 % de SP et 31,7 % de ST (p=0,315). Les patients atteints de ST consommaient plus fréquemment du lait cru (43,9 % vs 16,7 % ; p=0,015). Il n’y a pas de différences significatives quant à la vaccination BCG et le contage tuberculeux entre les 2 groupes avec des pourcentages respectives de ST et SP à (87,8 % vs 86,7 % p=0,88) et (7,3 % vs 0 % p=0,13).
Les signes cliniques étaient respectivement dans ST et SP comme suit : sueurs nocturnes (36,6 % vs 16,7 % ; p=0,06), un amaigrissement (53,7 % vs 36,7 % ; p=0,15), une asthénie (51,2 % vs 36,7 % ; p=0,22), une anorexie (48,8 % vs 36,7 % ; p=0,3) et des rachialgies (95 % vs 93,9 % ; p=0,7). La présence d’une fièvre était plus notée dans SP par rapport à ST (46,7 % vs 17,1 % ; p=0,007). La localisation dorsale était plus fréquente dans le groupe st (46,3 % vs 13,3 % ; p=0,009) et la localisation lombaire était significativement associée à la SP (73,3 % vs 46 % ; p=0,01.
Pour l’atteinte neurologique, il n’y avait pas de différence entre les deux groupes (p=0,95) : un déficit moteur (p=0,64), un déficit moteur (p=0,19), une radiculalgie (p=0,44) et une compression médullaire (p=0,41). Le taux moyen de la CRP et le nombre moyen des globules blancs étaient significativement plus élevés dans SP respectivement à (136,7±93,4mg/L vs 49,7±42,8mg/L, p<10-3) et (11,9±4,99 10̂12/L dans SP vs 8,5±2,9 10̂12/L dans ST, p=0,001. La corticothérapie était plus prescrite dans ST (63,4 % vs 30 % p=0,005). De même, le drainage d’abcès était indiqué plus fréquemment lors de la ST (26,8 % vs 10,8 % ; p=0,04). L’évolution était favorable dans 79,3 % des patients de ST et 75 % des SP (p=0,9). Des séquelles osseuses rachidiennes étaient significativement plus fréquentes en cas de ST (78 % vs 53,3 % ; p=0,047).
Conclusion |
Notre étude a montré que l’élévation des marqueurs de l’inflammation et la fièvre étaient plus fréquentes dans la SPDI à pyogènes. L’évolution est comparable entre les 2 groupes aux dépends de plus de séquelles osseuses dans la SPDI tuberculeuse.
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Vol 89 - N° S1
P. A233 - dicembre 2022 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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