Efficacité du Tocilizumab chez les patients ayant une Pseudo Polyarthrite Rhizomélique active malgré un traitement par corticothérapie : une étude thérapeutique randomisée - 18/12/22
, G. Carvajal Alegria 2, E. Dernis 3, C. Richez 4, M.E. Truchetet 5, D. Wendling 6, É. Toussirot 7, A. Perdriger 8, J.E. Gottenberg 9, R. Felten 10, B. Fautrel 11, L. Chiche 12, P. Hilliquin 13, C. Le Henaff 14, B. Dervieux 15, G. Direz 3, I. Chary Valckenaere 16, D. Cornec 17, D. Guellec 17, T. Marhadour 17, E. Nowak 18, A. Saraux 19Riassunto |
Introduction |
Les glucocorticoïdes (Prednisone essentiellement) sont le traitement de référence de la pseudo-polyarthrite rhizomélique (PPR), mais les patients ayant une cortico-dépendance ont peu d’options de traitement de recours. La preuve d’efficacité et de la balance en termes d’effets secondaires des anti-interleukine 6, traitement validé dans l’artérite à cellule géante, doivent être évaluées.
Objectif |
Comparer l’efficacité du tocilizumab à un placebo chez des patients atteints de PPR corticodépendante.
Patients et méthodes |
Nous avons randomisé 101 patients inclus dans un essai parallèle en double aveugle contre placebo dans 17 hôpitaux en France, de février 2017 à octobre 2019, avec un dernier suivi en novembre 2020. Les patients présentaient une PPR active (CRP PMR-AS > 10) malgré une posologie de prednisone ≥ 10mg/jour. Ils ont été randomisés pour recevoir du tocilizumab intraveineux (8 mg/kg) (n=51) ou un placebo (n=50) toutes les 4 semaines pendant 24 semaines, associé à une réduction progressive standardisée de la prednisone per os. Le critère principal d’évaluation de l’efficacité a été défini comme un faible score d’activité de la maladie (CRP PMR-AS<10) avec soit une diminution de la prednisone ≤ 5 mg/jour, soit une diminution ≥ 10 mg de la prednisone à la semaine 24. Les critères de jugement secondaires comprenaient l’activité de la maladie, la proportion de patient sevrés en glucocorticoïdes à la semaine 24, et les événements indésirables liés au traitement.
Résultats |
Parmi 101 patients randomisés (âge moyen 67,2 ans ; 68 (67,3 %) femmes), 100 (99 %) ont reçu au moins une perfusion. Le pourcentage de patients ayant atteint le critère d’évaluation principal était de 67,3 % avec le tocilizumab et de 31,4 % avec le placebo (risque relatif ajusté, 2,3 ; intervalle de confiance à 95 % : 1,5 à 3,6 ; p<0,001). Sur 11 critères d’évaluation secondaires prédéfinis à la semaine 24, 7 ont montré des différences significatives ; la CRP PMR-AS moyenne (intervalle de confiance à 95 %) était de 7,5 (5,4 à 9,6) avec le tocilizumab et de 14,9 (11,4 à 18,4) avec le placebo (différence ajustée, 7,5 ; intervalle de confiance à 95 % : 3,8 à 11,2, p<0,001) et la proportion de patients sans glucocorticoïdes était de 49,0 % et 19,6 % respectivement dans ces deux groupes (risque relatif ajusté, 2,5 ; intervalle de confiance à 95 % : 1,8 à 3,5 p<0,001). Les événements indésirables les plus fréquents étaient des infections chez 20 patients (39,2 %) sous le placebo et 23 (46,9 %) sous tocilizumab.
Conclusion |
Parmi les patients atteints de PPR cortico-dépendante, le tocilizumab, par rapport au placebo, a entraîné une proportion significativement plus élevée de patients atteignant une faible activité de la maladie avec une dose réduite de prednisone à 24 semaines. Des essais supplémentaires sont nécessaires pour confirmer l’efficacité et pour déterminer la balance bénéfice/risque du traitement.
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Vol 89 - N° S1
P. A20 - dicembre 2022 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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