La diabétoporose est-elle associée à une angiopathie osseuse ? - 27/11/21
Riassunto |
Introduction |
La morbidité du diabète est liée aux complications vasculaires que sont la macro- et la microangiopathie. De plus, les diabètes de type 1 (DT1) et 2 (DT2) augmentent le risque fracturaire. Or, la vascularisation osseuse joue un rôle majeur dans la physiologie du tissu osseux. Malgré le caractère multifactoriel de la fragilité osseuse des diabétiques, on émet l’hypothèse que la « diabétoporose » implique une atteinte vasculaire osseuse. Notre but est de développer des modèles murins de DT1 et 2 pour évaluer l’atteinte vasculaire osseuse.
Patients et méthodes |
Des souris C57Bl/6 mâles ont été utilisées. Le poids corporel et les glycémies ont été mesurés de façon séquentielle. La masse osseuse et la microarchitecture du fémur ont été évaluées par μCT (Scanco) à l’inclusion des souris (T1) et à la fin (T2 : 4 mois-DT1 et 5 mois-DT2) du protocole. Avant la mise a mort, a mesuré la pression artérielle et de la perfusion osseuse in vivo par Laser Doppler [1 ]. Les fémurs ont été collectés pour analyse histomorphométrique osseuse. Les rétines et les reins ont été prélevés pour évaluation histologique de la microangiopathie. DT1 : 61 souris de 8 semaines ont été divisées en 2 groupes et injectées en IP par une solution saline (CTRL, n=24) ou par de la streptozotocine (STZ : 180mg/kg, n=34), un toxique pour le pancréas. Pour l’inclusion, la glycémie mesurée par glucomètre 7j après l’injection devait être>280mg/dL. une injection d’insuline (0,25U) était réalisée en cas de perte pondérale>15 %. 4 souris ont été résistantes à la STZ et 3 souris STZ sont mortes pendant l’étude. DT2 : 44 souris de 4 semaines ont été mises sous un régime riche en gras (HFD) qui induit une insulinorésistance (n=26, DT2, 60 % Kcal de graisse) ou sous régime normal (n=18, CTRL2). Deux injections de STZ de 60 puis 40mg/kg à 8 et 11 semaines après le début du HFD ont été réalisées chez les DT2 pour mimer l’épuisement pancréatique observé chez l’humain. Huit souris sont restées résistantes au régime HFD.
Résultats |
DT1 : Les souris DT1 avaient à T2 une glycémie supérieure aux CTRL1 (492,8±116,7mg/dL, vs 183,7±56,7mg/dL). Les souris CTRL1 ont pris plus de poids que les DT1 (33 % vs 5 %). Les souris DT1 perdent 27 % de leur os trabéculaire et cortical, alors que les CTRL1 ne réduisent leur épaisseur corticale que de 5 %. Ces différences restent significatives après ajustement pour le poids. La Perfusion osseuse corrigée par l’épaisseur corticale est plus faible chez les DT1 que les CTRL1 (40,8±11,1 vs 58,4±15 PU p<0,001). Les souris DT1 présentent une rétinopathie et une atteinte glomérulaire débutante. DT2 : Les glycémies moyennes à jeun à T2 étaient de 175 et 289mg/dL chez les CTRL2 et les DT2, respectivement. Les souris CTRL2 et DT2 pesaient 31,6±1,2 et 40,2±4,2g à T2 (p<0,001). Le gain de masse osseuse trabéculaire est significatif à T2 chez les CTRL2 (+30 %) et pas chez les DT2. L’os cortical s’épaissit dans les 2 groupes entre T1 et T2, mais est plus épais chez les CTRL2 que chez les DT2 à T2 (p<0,05). En revanche, la densité minérale volumétrique corticale est plus élevée chez les DT2 que les CTRL2 (+3 %, p<0,0001). La Perfusion osseuse est identique dans les deux groupes. Il n’y a pas d’atteinte rétinienne. Les deux types de diabète induisent un hyporemodelage osseux.
Conclusion |
Le DT1 et le DT2 altèrent la masse osseuse corticale et trabéculaire des souris de façon différente. Seul le DT1 s’accompagne d’une diminution précoce de la perfusion osseuse.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mappa
Vol 88 - N° S1
P. A105 - Dicembre 2021 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
L'accesso al testo integrale di questo articolo richiede un abbonamento.
Già abbonato a @@106933@@ rivista ?