Utilisation d’allogreffes morcelées pour la reconstruction des pertes osseuses de l’acétabulum, dans les reprises de PTH : étude française multicentrique nationale de 508 cas, au recul moyen de 8 ans (5–15,5) - 27/08/19
Use of morselized allografts for acetabular reconstruction during THA revision: French multicenter study of 508 cases with 8 years’ average follow-up
, Pierre-Alain Matthieu b, Bertrand Boyer c, d, e, Nicolas Reina f, Michel Rhame g, René-Christopher Rouchy h, Sébastien Moreau i, Thomas Sanchez j, Olivier Roche k, Jacques Caton l, Jean-Louis Rouvillain m, Gilles Missenard n, o, Nassima Ramdane p, Aurélien Mulliez q, Stéphane Descamps a, Stéphane Boisgard athe SoFCOTr
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Résumé |
Background |
Le comblement des pertes de substance osseuses (PSO) peut être réalisé par des greffes osseuses type allogreffe traitée ou non. Les données de la littérature sont souvent contradictoires et peu de données sont accessibles sur la comparaison entre allogreffes traitées versus cryoconservées. Aussi nous avons mené une large étude afin de mesurer les facteurs qui avaient une influence sur la survie : (1) le type d’allogreffe et de cupule, (2) les facteurs techniques ou liés au patient.
Hypothèse |
La reconstruction des PSO pouvait être effectuée indifféremment par des allogreffes morcelées cryoconservées ou traitées.
Matériel et méthodes |
Cette étude sur les PSO acétabulaires rétrospective et multicentrique incluait 508 dossiers de reconstruction ont pu être exploités au recul minimal de 5 ans. Le recul des greffes cryoconservées était plus faible (7,86 ans±1,89 [5–12,32]) que celui des traitées (8,22 ans±1,77 [5,05–15,48]) (p=0,029). Mais les patients étaient plus jeunes au moment de leur première intervention pour les greffes cryoconservées (51,5 ans±14,2 [17–80]) contre traitées (57,5 ans±13,0 [12–94]) (p<0,001), de même pour l’âge lors de la reprise acétabulaire (67,8 ans±12,2 [36,9–89,3] versus 70 ans±11,7 [25–94,5]) (p=0,041).
Résultats |
Il y a eu globalement plus de complication dans le groupe cryoconservé (46/242=19,0 %) par rapport au groupe traité (35/256=13,2 %) (p=0,044) avec plus de descellement dans le groupe cryoconservé (20/242 [8,2 %]) que dans le groupe os traité (6/266 [3,3 %]) (p=0,001). En revanche, le nombre de luxation (16/242=6,6 % vs 17/266=6,4 %) (p=0,844) ou d’infection (18/242=7,4 % vs 15/266=5,7 %) (p=0,264), n’étaient pas différents. L’analyse en sous-groupe révélait qu’il y avait une corrélation entre la survenue de complication et la valeur croissante de l’IMC (p=0,037) avec un risque global de complication supérieur chez les patients ayant un IMC supérieur à 30 ou inférieur à 20 (p=0,006) avec un risque relatif de 1,95 (IC95 % : 1,26–2,93). Le surpoids était associé à un risque plus élevé de luxation avec un risque relatif de 2,46 (IC95 % : 1,23–4,70) (p=0,007). Les descellements étaient plus fréquents chez les patients plus jeunes lors de l’intervention avec un risque relatif de 2,77 (IC95 % : 1,52–6,51) (p=0,040) avant 60 ans lors de la reprise. Enfin les patients faiblement actifs selon Devane en préopératoire avaient un risque majoré de luxation avec un risque relatif de 2,51 (IC95 % : 1,26–8,26) (p=0,022).
Discussion |
Notre hypothèse n’est pas confirmée par cette étude. Nos groupes n’étaient pas comparables initialement et ceci peut expliquer les différences retrouvées car le nombre plus important de descellement dans le groupe cryoconservé peut s’expliquer par l’hétérogénéité des groupes. Les allogreffes morcelées paraissent néanmoins adaptées à la reconstruction des PSO acétabulaires. La comparaison des formes cryoconservées ou traitées nécessite une étude randomisée pour déterminer laquelle est supérieure.
Niveau de preuve |
III, étude comparative rétrospective.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mots clés : Allogreffe, Reprise de PTH, Reconstruction osseuse, Perte de substance osseuse, Reprise acétabulaire, Perte de substance osseuse
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| ☆ | Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article, mais celle de l’article original paru dans Orthopaedics & Traumatology: Surgery & Research, en utilisant le DOI ci-dessus. |
Vol 105 - N° 5
P. 613-622 - settembre 2019 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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