Évaluation du risque cardiovasculaire des personnes vivant avec le VIH en Tunisie : un nouveau challenge pour améliorer la qualité de vie - 25/08/18
, I. Kooli, Dr, G. Harzallah, Dr, A. Aouam, Dr, M. Chakroun, PrRiassunto |
Introduction |
Notre objectif est de déterminer le risque cardiovasculaire (RCV) chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et de dégager les différents facteurs de risque associés à un RCV élevé.
Matériels et méthodes |
Étude rétrospective incluant tous les PVVIH durant la période (1998–2017). Le RCV était calculé suivant les scores suivant : Framingham, ATP3, DAD et EuroSIDA. Les PVVIH étaient réparties en deux groupes : groupe A : présence de RCVet groupe : B RCV faible.
Résultats |
L’étude a inclut 146 PVVIH âgées en moyenne de 40,1 ans (22–65 ans) avec une sex-ratio (H/F)=2,34. Des antécédents de diabète et d’HTA étaient notés dans 2 (1,4 %) et 5 cas (3,4 %). Un seul patient (0,7 %) avait une coronaropathie diagnostiquée et traitée. Le RCV à 5 ans était estimé élever dans 51 cas (35 %), intermédiaire dans 46 cas (31,5 %) et bas dans 49 cas (33,5 %). Les PVVIH étaient réparties en 97 dans le groupe A (66,4 %) et 49 dans le groupe B (33,6 %). Selon l’analyse univariée, les facteurs associés à la présence d’un RCV élevé à 5 ans sont : l’âge supérieur à 40 ans (70 vs 1, OR=157 [20–1201], p<0,001), la prise de lopinavir/ritonavir (46 vs 9, OR=4,8 [2–11], p<0,001) et l’antécédent de prise d’Indinavir (7 vs 0, OR=0,6 [0,5–0,7], p=0,048). Un taux de CD4 bas<200/mm3 et une charge virale détectable n’étaient pas associés à un RCV élevé.
Conclusion |
Le RCV est important dans notre population de PVVIH. Il est important d’assurer une surveillance clinique et biologique rapprochée et de conseiller pour des mesures hygiénodiététiques.
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Vol 79 - N° 4
P. 502 - settembre 2018 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
