L’activité de publication scientifique des chirurgiens en formation : une autre raison de leur conserver l’accès aux postes universitaires - 23/11/17
Publication activity of surgeons in training: Another reason to retain their access to academic positions
, Morgane Le Chatelier, Elie Choufani, Charles-Henri David, Adnan-El Bakri, Cécilia Frasconi, Alizé Porto, Herve ThomazeauRiassunto |
Introduction |
L’activité de publication est prise en compte dans la validation de la formation théorique des chirurgiens en formation. Elle est a priori moins reconnue que chez leurs homologues médecins et nécessite d’être chiffrée en cette période de réforme du 3e cycle des études médicales.
Objectif |
Évaluer la production scientifique indexée des chirurgiens en formation. L’hypothèse était que cette production scientifique chirurgicale était importante quantitativement et qualitativement lors de la formation.
Matériel et méthodes |
D’octobre 2016 à mars 2017, un sondage (SurveyMonkey®) a été proposé aux chirurgiens en formation via les réseaux sociaux et les associations de villes. La population concernée était les internes, assistants-spécialistes, chefs de clinique-assistant (CCA). Les paramètres étudiés étaient le niveau d’avancement dans la formation, la réalisation ou non d’un Master 2, la production scientifique réalisée dans le cadre d’une mobilité (interCHU, disponibilité). Les publications ont été divisées en fondamentales ou cliniques et pour chacune, le rang d’auteur du chirurgien en formation et le rang SIGAPS de la revue ont été demandés (une liste exhaustive des rangs SIGAPS de toutes les revues en fonction de l’année était mise à disposition des sondés). La valeur du point ayant évolué depuis l’instauration du SIGAPS, celle de 525 € a été retenue. Le recueil de l’adresse IP des participants a permis de supprimer les doublons.
Résultats |
Au total, 641 réponses ont été recueillies (60 % internes, 23 % CCA, 8 % AS), dont une majorité d’orthopédistes (22 %), d’urologues (22 %) et de chirurgiens digestifs (14 %). Quatre-vingt-cinq pour cent exerçaient en CHU. Quarante-huit pour cent étaient thésés, leur thèse ayant été passée en moyenne en 9e semestre (2–12), dont 63 % de thèse-article. Quarante et un pour cent des thèses étaient publiées, en premier auteur dans 87 % des cas. Trente-six pour cent n’avaient aucune publication (94 % d’internes). Soixante-trois pour cent des orthopédistes avaient publiés, 89 % des études étaient cliniques. Quarante-huit pour cent (35 % des orthopédistes) avaient fait ou envisageaient un Master 2 (7e±2 semestres), 28 % l’avait publié. Vingt-deux pour cent avaient publié à l’issu d’une mobilité (36 % chez les orthopédistes). 256 chirurgiens (62 % de ceux qui avaient publié) avaient rempli de façon exhaustive la section décrivant leur publication. Ils étaient auteurs de 1709 publications : 735 premiers auteurs (96 rangs A, 136 rangs B), 372 en deuxième auteur (46 rangs A, 90 rangs B). Leur valorisation SIGAPS était de 10 899 525 €. Quatre-vingt-neuf pour cent étaient des études cliniques. Vingt-sept pour cent pensaient qu’une activité de publication était indispensable pour être un bon chirurgien.
Discussion |
Cette enquête objective l’activité de publication des chirurgiens en formation. Outre ses vertus pédagogiques et sa qualité scientifique, elle est à l’origine de revenus substantiels pour les CHU. Elle est une raison supplémentaire de conserver l’accès au.
Conclusion |
La production scientifique des chirurgiens en formation est importante et de bonne qualité. L’accès aux postes universitaires type CCA reste indispensable aux postes universitaires aux chirurgiens après leur internat chirurgiens.
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Vol 103 - N° 7S
P. S81 - novembre 2017 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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