Apport de la ventilation à percussions intrapulmonaire en kinésithérapie respiratoire pendant la période de réanimation : un cas clinique pédiatrique d’accident vasculaire cérébral hémorragique - 18/04/17
Riassunto |
Introduction |
L’hypertension intracrânienne est la principale complication immédiate d’un accident vasculaire cérébral hémorragique (AVCh) de l’enfant [1 , 2 ]. L’augmentation de la pression intracrânienne (PIC) entraîne une diminution du débit sanguin cérébral et de la pression de perfusion cérébrale (PPC). La prise en charge de ces patients en réanimation nécessite une ventilation mécanique conventionnelle (VMC) [3 ]. Les recommandations proposent des réglages de VMC a minima afin de préserver le cerveau mais tout en restant efficaces [3 ]. Cependant, ces réglages induisent parfois une hypoventilation des bases pulmonaires.
Matériel, population et méthode |
Le cas clinique est un enfant de 9 ans victime d’un AVCh admis en réanimation après une décompression chirurgicale par volet crânien. Son état respiratoire s’est dégradé sur plusieurs jours. La radiographie montre des opacités basales bilatérales, ses besoins en O2 ont augmenté et les sécrétions endotrachéales (SE) sont abondantes. L’indication de kinésithérapie respiratoire a donc été posée. La première séance a consisté en des manœuvres manuelles thoraco-abdominales. Au bout de 2minutes, nous avons constaté une augmentation de la PIC et une diminution de la PPC (Fig. 1). Devant ces observations, nous stoppons la séance [4 , 5 , 6 ] et aspirons peu de sécrétions. Les valeurs reviennent à leur niveau de base. Prenant en compte la localisation très basale des opacités et l’échec des manœuvres manuelles, nous décidons, avec l’accord de l’équipe médicale, de mettre en place des séances de ventilation à percussions intrapulmonaires (VPI) avec l’Intrapulmonary Percussionator Ventilator 2C® (IPV2C®).
Résultats |
Nous constatons pendant la séance d’IPV2C® que la PIC diminue ; la pression artérielle moyenne (PAM) et la PPC augmentent (Fig. 1). Nous aspirons de nombreuses SE mucopurulentes. Les besoins en O2 du patient ont diminué. À l’arrêt de la séance, nous observons que la PIC remonte sans dépasser la valeur que nous avions avant la séance. La PPC quant à elle reste un peu plus élevée qu’avant la séance pendant quelques minutes. Ce type d’effets est retrouvé dans la littérature, qui est cependant peu fournie [8 , 7 ].
Conclusion ou discussion |
Cette technique de ventilation a permis d’effectuer les séances de kinésithérapie respiratoire nécessaires, sans influencer négativement son pronostic cérébral [4 , 5 , 6 ]. L’IPV2C® est un mode de ventilation transitoire. Ces malades pourraient bénéficier en période aiguë d’une ventilation en continue par VPI [8 , 7 ] qui diminue la pression intra-thoracique (Fig. 2).
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mots clés : Ventilation à percussions intrapulmonaire, Pression de perfusion cérébrale, Kinésithérapie respiratoire, Hypertension intracrânienne, Réanimation
Mappa
Vol 17 - N° 184
P. 103 - Aprile 2017 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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