Un cas de diabète insipide atypique - 07/09/16

Riassunto |
Nous rapportons le cas d’un patient de 70ans atteint d’un adénocarcinome bronchique ayant présenté un syndrome polyuro-polysdipsique. Hospitalisation initiale en cardiologie pour dyspnée aiguë avec épanchement péricardique, découverte récente d’un adénocarcinome bronchique métastatique. Le patient présente depuis 48h un syndrome polyuro-polydipsique. Diurèse entre 4 et 7L par 24h, hypernatrémie à 153mmol/L lors de la restriction hydrique en cardiologie. Bilan à l’entrée dans le service : natrémie à 144mmol/L, glycémie à 1,35g/L, osmolalité plasmatique : 315 mOsm/kg, osmolarité urinaire à 240 mOsm/kg. ADH basse en regard de l’osmolalité à 0,7pmol/L. Le test au minirin permet une concentration urinaire qui passe de 163 mOsm/kg au début du test à 216 mOsm/kg en fin de test ; osmolalité plasmatique de 305 à 298 mOsm ; natrémie de 140 à 138mmol/L et diurèse nettement réduite. L’IRM hypophysaire ne retrouve pas d’anomalie hypophysaire. Le reste du bilan hypophysaire est normal ne mettant pas en évidence d’insuffisance ante-hypophysaire. Le traitement par minirinmelt permet la disparition du syndrome polyuro-polydipsique.
Le cancer pulmonaire à petites cellules est la cause la plus fréquente de sécrétion ectopique d’hormone anti-diurétique ou syndrome de Schwartz-Bartter. Dans notre observation, la symptomatologie est opposée puisque notre patient présente un diabète insipide. Par ailleurs, cancer pulmonaire et cancer du sein sont les cancers les plus fréquemment responsables de métastases hypophysaires. Le diagnostic ante-mortem de métastase hypophysaire et de la tige pituitaire est difficile car la majorité des lésions sont cliniquement silencieuse et trop petites pour entraîner des modifications radiologiques.
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Vol 77 - N° 4
P. 357-358 - Settembre 2016 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.