Découverte d’une insuffisance surrénalienne sur une hypothermie chez une patiente âgée - 11/10/14
Resumen |
Introduction |
Nous rapportons le cas d’une patiente de 88ans admise pour hypothermie à 34°C bien tolérée au plan hémodynamique.
Patiente et méthodes |
Il s’agit d’une patiente traitée par cortisone au long cours pour une pseudo-polyarthrite rhizomélique, à posologies décroissantes, actuellement à 2,5mg par jour. Elle est également supplémentée par Lévothyrox pour une hypothyroïdie post-thyroidectomie totale.
Observation |
L’examen clinique est sans particularité, et vérifie l’absence de point d’appel infectieux, l’absence d’anomalie ORL, l’absence d’exposition prolongée au froid. La température auriculaire a été contrôlée en rectal. La tension artérielle est correcte à 123/66mmHg. Au plan biologique, la TSH est dans la cible à 1,86mUi/L, l’HbA1c est dosée à 6,5 %, l’albumine à 32,5g/L. Il n’y a pas de syndrome inflammatoire biologique, pas d’anémie. L’ionogramme sanguin met en évidence une hyponatrémie à 133mmoL/L associé à une hyperkaliémie à 5,4mmoL/L dans un contexte d’insuffisance rénale modérée avec clairance MDRD à 55mL/mn. Le dosage de la cortisolémie à 8h est anormalement bas à 28 nmoL/L (101-536 nmoL/L) avec une ACTH également abaissée. À noter que l’on constate des hypoglycémies fonctionnelles pendant le séjour, conséquence de l’hypocorticisme. Un traitement par hydrocortisone est débuté dans le cadre de cette insuffisance corticotrope permettant l’obtention d’une température à 36,7°C, ainsi qu’une correction des troubles ioniques, la TSH restant stable.
Conclusion |
Devant une hypothermie sans signe de sepsis, une exploration endocrinienne est nécessaire (TSH, cortisol à 8h) pour ne pas méconnaître une insuffisance surrénalienne, même en cas de corticothérapie prolongée (à faibles doses).
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Vol 75 - N° 5-6
P. 469-470 - octobre 2014 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.

