Faisabilité et acceptabilité d’une application smartphone « wellbenet » évaluant l’activité physique, le comportement alimentaire et les émotions chez des personnes atteintes de rhumatismes inflammatoires chroniques - 18/12/22
Resumen |
Introduction |
Parmi les facteurs environnementaux modifiables pour lutter contre la multimorbidité et améliorer le pronostic des pathologies chroniques, l’activité physique (AP) et l’alimentation tiennent une place privilégiée. Une application smartphone destinée à la recherche (WellBeNet) et développée par l’INRAe permet d’évaluer de manière conjointe l’AP, le comportement alimentaire et les émotions. La faisabilité et l’acceptabilité de cette application ont été évaluées au cours de la polyarthrite rhumatoïde (PR) et de la spondyloarthrite (SPA).
Patients et méthodes |
Les patients ont enregistré leur AP pendant la période éveillée (7jours) à l’aide des accéléromètres de leur smartphone (eMouve). L’alimentation a été évaluée par le nombre de portions consommées dans 12 catégories d’aliment (NutriQuantic). Les émotions positives ou négatives en rapport avec les repas étaient recueillies. Les données de chaque catégorie de l’application ont été analysées, et un questionnaire de satisfaction rempli à la fin des 7jours.
Résultats |
Vingt patients ont été inclus parmi lesquels 12 PR et 6 SPA ont pu être analysés (âge 51±11,3, 72 % femmes, IMC 29,3±5,4). L’AP a été collectée pendant 5,6±6jours, et enregistrée pendant la période d’éveil durant en moyenne 10 h 54 par jour (±245 mn). Les patients ont passé 80,7 % du temps en position immobile (8 h 48 mn), 11,9 % en activités légères, 6 % en activités modérées, 1,4 % du temps en activités vigoureuses sans différence significative entre PR et SPA. Plus l’IMC des patients augmente, plus la proportion de temps passé immobile augmente (r=0,56, p=0,03). Les patients consomment quotidiennement 12 portions alimentaires dont 13 % de produits gras-sucrés-salés, snacks et alcool, ce qui est supérieur aux recommandations pour ce type de produits. Leur score d’équilibre alimentaire est médiocre 5,4/10. Plus les patients font des activités d’intensité légère, moins ils mangent en général (r = −0,42, p=0,11), notamment des produits gras sucrés salés (r= -0,49, p=0,06) et laitiers (r = −0,49, p=0,06). Les émotions positives sont plus élevées chez les hommes que chez les femmes (F=7,7, p=0,03), notamment le matin et l’après-midi. Seize questionnaires de satisfaction ont été récupérés : 69 % des patients pensent que l’application pourrait leur être utile, 75 % qu’elle pourrait les aider à modifier leurs habitudes alimentaires et 53 % à faire plus d’AP. Pour 81 % d’entre eux, les données comportementales pourraient être des éléments à intégrer dans leur prise en charge médicale. Plus de la moitié des patients seraient d’accord pour continuer à utiliser l’application en dehors de l’étude. Par contre, les patients sont sceptiques quant à la capacité de l’application à changer leurs émotions.
Conclusion |
Cette application bien acceptée montre son intérêt auprès des patients atteints de rhumatismes inflammatoires chroniques en leur révélant leur faible niveau d’AP, leur score d’équilibre alimentaire et leur équilibre émotionnel. Pour certains, elle pourrait les inciter à faire plus d’AP et à améliorer leurs habitudes alimentaires.
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Vol 89 - N° S1
P. A152-A153 - décembre 2022 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
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