La fatigue au cours de la PR est-elle associée à un déclin de la fonction cognitive ? - 30/11/20
, S. O. 2, A. Ben Tekaya 1, S. Bouden 3, R. Tekaya 1, I. Mahmoud 1, L. Abdelmoula 1Resumen |
Introduction |
La polyarthrite rhumatoïde (PR) est un rhumatisme inflammatoire chronique fréquemment source de fatigue. Le rôle de la PR dans la survenue d’un déficit cognitif est encore débattu. Le but de notre étude était d’évaluer la fonction cognitive chez les patients suivis pour une PR et de rechercher un retentissement de la fatigue dans la genèse des troubles cognitifs.
Patients et méthodes |
Il s’agit d’une étude transversale sur 6 mois colligeant des patients suivis pour une polyarthrite rhumatoïde selon les critères ACR/EULAR 2010. Les données sociodémographiques, cliniques, biologiques, radiologiques et thérapeutiques de ces patients ont été recueillies. Afin de déceler un déclin cognitif global, nous avons utilisé le Mini Mental State Examination dans sa version arabe (MMSE-A) [1]. L’évaluation de la fonction exécutive s’est basée sur la batterie rapide d’efficience frontale dans sa version dialectale tunisienne (BREF-A) [2]. Concernant la fatigue, nous avons fait appel au Fatigue Severity Scale (FSS), traduit en arabe (FSS-A).
Résultats |
Notre étude a inclus 35 patients avec un sex-ratio (H/F) de 0,25. L’âge était en moyenne de 52,1 ans [31–74 ans]. Cinquante-quatre pour cent des patients avaient un niveau d’étude primaire, 26 % avaient un niveau secondaire, 14 % un niveau universitaire et 6 % étaient analphabètes. La maladie évoluait en moyenne depuis 12,3 ans [1–29 ans]. Elle était immunopositive dans 80 % des cas et érosive dans 83 % des cas. Le score DAS28(VS) était en moyenne de 4,8 [1,4–7,9]. Le score FSS moyen pour l’évaluation de la fatigue était de 32,9 [9–63]. La prévalence globale de l’atteinte cognitive via le MMSE-A était de 48,6 % et la fréquence des troubles dysexécutifs, recherchés à travers la BREF-A, était de 34,3 %. La prévalence de la fatigue était de 40 %. Elle était associée de façon significative à la présence d’un trouble dysexécutif (p=0,039) mais pas à la présence d’un déclin cognitif global (p=0,210).
Conclusion |
L’atteinte cognitive au cours de la PR était de 48,6 %. La fatigue n’était pas associée à un déclin cognitif global mais semblait plutôt liée à la survenue d’un trouble dysexécutif.
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Vol 87 - N° S1
P. A133-A134 - décembre 2020 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
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