Étude stent et processus métastatique - 16/10/14
, Laura Brulle 2, Fatima El Marjou 2, Rea Lo Dico 1, Sylvie Robine 2, Marc Pocard 1Résumé |
Introduction |
Le traitement d’une occlusion colique sur cancer par un stent reste sujet à débat quant au risque oncologique (baisse de la survie, essaimage de cellules tumorales circulantes (CTC), présence d’engainements périnerveux et de microperforations sur les pièces de colectomies).
Méthodes |
Modèle expérimental murin de greffe orthotopique avec injection sous muqueuse de cellules tumorales murines par un endoscope. Une fois la tumeur occlusive obtenue, randomisation entre pose d’un stent colique ou non et évaluation de la dissémination métastatique en bioluminescence, taux sérique de LDH, recherche de métastases hépatiques (MH) et de carcinose péritonéale (CP), qRT-PCR sur les foies sains et recherche de CTC.
Résultats |
38 souris dont 16 stentées avec une baisse significative de la survie en analyse multivariée en cas de stent (en moyenne de 5 jours, p=0,002). Aussi augmentation significative des taux de LDH après pose de stent (p=0,0001). Tendance à un plus grand nombre de MH (p=0,3), à une plus forte progression des lésions en bioluminescence (p=0,4) malgré un volume plus petit (p=0,1). Pas de différence sur la CP, les CTC et les PCR.
Conclusion |
Dans ce modèle experimental murin la pose d’un stent diminue significativement la survie, augmente les taux de LDH, avec une tendance à une plus forte progression métastatique. Cela va dans le sens d’études récentes visant à proscrire l’utilisation des stents coliques en cas de cancer occlusif notamment à but curatif.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 151 - N° 4S
P. A11-A12 - octobre 2014 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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