Stabilisation C1–C2 par arthrodèse de Harms : indications, technique, complications et résultats sur une série prospective de 26 cas - 22/03/14
, G. Perrin a, F. Lucas a, R. Debarge a, C. Barrey a, b| pages | 7 |
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Résumé |
Introduction |
L’arthrodèse C1–C2 représente un défi sur le plan chirurgical du fait de la proximité d’éléments neuro-vasculaires nobles (artères vertébrales et moelle épinière) ainsi que du haut degré de mobilité de cette articulation rendant l’obtention d’une fusion osseuse difficile. De nombreuses techniques ont été proposées successivement dans la littérature, visant à diminuer les risques anatomiques de cette chirurgie et à obtenir de meilleurs résultats sur le plan de la stabilité biomécanique et du taux de fusion. Récemment, Harms a proposé une nouvelle technique reposant sur la mise en place de vis poly-axiales dans les masses latérales de C1 et dans les pédicules de C2.
Patients et méthode |
Le but de ce travail est de rapporter notre expérience à propos de 26 patients consécutifs opérés d’une arthrodèse C1–C2 selon la technique de Goel et Harms et de décrire de façon détaillée, étape par étape, les aspects techniques de cette intervention. Un scanner postopératoire immédiat et à 6 mois a été systématiquement réalisé pour contrôler le positionnement des vis, d’une part, et évaluer la qualité de la fusion, d’autre part. Le recul est de 1 an minimum pour tous les patients sauf deux (10 mois).
Résultats |
Vingt-six patients d’âge moyen de 57ans ont été inclus dans cette étude. Les indications étaient : une pseudarthrose de C2 (n=11), une fracture et/ou luxation du complexe C1–C2 (n=11), une pathologie inflammatoire (n=2) et une pathologie tumorale (n=2). Nos résultats mettent en évidence une bonne fiabilité de la technique (aucune complication neuro-vasculaire et 85 % de vis parfaitement positionnées) et un excellent taux de fusion (100 % à 6 mois).
Conclusion |
Compte tenu des considérations anatomiques et biomécaniques, ainsi que des résultats cliniques et radiologiques observés à travers cette série, nous concluons que l’arthrodèse selon la technique de Goel et Harms constitue désormais la technique de première intention pour les arthrodèses C1–C2 par voie postérieure.
Niveau de preuve |
Niveau IV, étude prospective.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Harms, Arthrodèse C1–C2, Arthrodèse cervicale, Instabilité C1–C2, Vis C1–C2
Plan
| ☆ | Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article, mais celle de l’article original paru dans Orthopaedics & Traumatology: Surgery & Research, en utilisant le DOI ci-dessus. |
Vol 100 - N° 2
P. 180-186 - avril 2014 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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