La prise en charge de la conjonctivite allergique. Enquête observationnelle auprès des ophtalmologistes - 20/01/14
Management of allergic conjunctivitis. An observational study among ophthalmologists

Résumé |
But de l’étude |
Décrire la prise en charge des conjonctivites allergiques en ophtalmologie de ville et évaluer la réalité de la collaboration entre ophtalmologistes et allergologues.
Patients et méthodes |
Étude rétrospective multicentrique. Chaque ophtalmologiste devait recueillir les données démographiques et cliniques de 10 patients ayant un historique de 2 à 3ans de conjonctivites allergiques.
Résultats |
Au total 353 dossiers ont été interprétables soit 885 consultations. Un peu plus de 60 % des patients avaient un antécédent d’allergie (rhinite, asthme ou allergie cutanée) et 40 % des patients avaient eu un bilan allergologique. Moins de 2 % des patients avaient été adressés par un allergologue. L’analyse des symptômes en fonction du motif de la consultation montre que le prurit, les brûlures, le larmoiement, la photophobie et la douleur permettaient d’orienter assez facilement vers un diagnostic d’allergie conjonctivale. Celle-ci a été confirmée par l’interrogatoire sur les circonstances de survenue des symptômes (plus souvent en milieu arboré et fleuri) et par les examens ophtalmologiques (présence d’une hyperémie, de follicules, de secrétions non purulentes, de chémosis). La présence de manifestations non spécifiques, notamment une sécheresse oculaire, était relativement fréquente au cours des conjonctivites perannuelles. Plus de 95 % des patients ont reçu un traitement topique, mais moins de 10 % ont été orientés vers un allergologue.
Conclusion |
Les conjonctivites allergiques, notamment saisonnières, sont facilement identifiables par l’ophtalmologiste. Les conjonctivites perannuelles et les formes sévères pourraient être adressées plus souvent à l’allergologue.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Purpose |
To describe the management of allergic conjunctivitis in private ophthalmology practice and to evaluate the collaboration between ophthalmologists and allergists.
Patients and methods |
Multicenter retrospective study. Each ophthalmologist was required to collect demographic and clinical data from the records of 10 patients with a 2- to 3-year history of allergic conjunctivitis.
Results |
A total of 353 records were interpretable, corresponding to 885 visits. Slightly more than 60% of patients had a history of allergy (rhinitis, asthma or cutaneous allergy), and 40% of patients had had allergy testing. Fewer than 2% of patients had seen an allergist. Analysis of presenting symptoms reveals that itching, burning, tearing, photophobia and discomfort led frequently to the diagnosis of allergic conjunctivitis. This was confirmed through the interview concerning the circumstances of symptom development (most frequently involving exposure to trees and flowers) and ophthalmologic examination (presence of hyperemia, follicles, watery discharge, chemosis). The presence of non-specific symptoms such as ocular dryness was relatively frequent in association with perennial conjunctivitis. Over 95% of patients were given a topical treatment while fewer than 10% were referred to an allergist.
Conclusion |
Allergic conjunctivitis, particularly seasonal, is easily identifiable by an ophthalmologist. Perennial and more serious forms of conjunctivitis could be referred to an allergist more frequently.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Allergie, Conjonctivite, Diagnostic, Traitement
Keywords : Allergy, Conjunctivitis, Diagnosis, Treatment
Plan
Vol 37 - N° 1
P. 9-17 - janvier 2014 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.