Physiopathologie de la mort encephalique - 23/12/13
Résumé |
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La mort encéphalique se définit comme la nécrose irréversible des cellules cérébrales secondaires à la baisse prolongée du débit sanguin cérébral, entraînant un arrêt circulatoire cérébral complet. Les traumatismes crâniens graves et la pathologie cérébro-vasculaire en sont les principales étiologies. Lorsque la pression intra-crânienne est supérieure à la pression artérielle moyenne, le débit sanguin cérébral devient nul. L’anoxie cérébrale, si elle se prolonge, conduit à la nécrose et à la mort encéphalique. Pour la majorité des patients traumatisés crâniens sévères, le décès survient dans des conditions d’arrêt circulatoire cérébral non réversible. En effet, l’ischémie et la nécrose des cellules cérébrales entraînent un œdème cytotoxique majeur et incontrôlable qui précipite une situation d’hypertension intra-crânienne déjà majeure, dans l’arrêt circulatoire cérébral. Pour les comas d’origine post-anoxique ou cérébro-vasculaire, c’est l’étendue des lésions initiales qui détermine l’importance de l’œdème en terme de compression cérébrale. Le retentissement fonctionnel de la zone lésée doit bien entendu être pris en compte car si l’œdème n’est pas majeur, la circulation cérébrale est maintenue et il n’y aura pas de passage en état de mort encéphalique. Le diagnostic de mort cérébrale doit être porté de manière rapide et fiable, avec un maintien des organes dans les meilleures conditions.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Physiologie, mort, Encéphale, mort
Vol 85 - N° 9
P. 1272 - septembre 2004 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
