Intravitreal injection of anti-VEGF and diagnosis of primary intraocular central nervous system lymphoma - 21/05/13
Injections intravitréennes d’anti-VEGF et diagnostic de lymphome oculocérébral


Summary |
We report a case of primary intraocular central nervous system (CNS) lymphoma in a patient previously treated with intravitreal anti-vascular endothelial growth factor (VEGF) injections for age-related macular degeneration (AMD). An 88-year-old woman, with past medical history significant for bilateral age-related macular degeneration (AMD) treated with intravitreal ranibizumab injections for 1year, was referred to our department for bilateral vitritis diagnosed 10days after the last anti-VEGF injection. A complete uveitis work-up including aqueous humour analysis, brain MRI and vitreous biopsy enabled us to confirm the diagnosis of primary intraocular CNS lymphoma. To the best of our knowledge, this is the first report of the diagnosis of primary intraocular CNS lymphoma in a patient treated with anti-VEGF for AMD. The differential diagnosis of vitritis in elderly patients is relatively broad. Endophthalmitis and uveitis have been described after anti-VEGF injections. In such a situation, there is actually a risk of missing the diagnosis of intraocular lymphoma in the mistaken belief that the observed vitritis may be a reaction to administered anti-VEGFs. If no direct time-relationship with the anti-VEGF injections can be found, a classic vitritis work-up should be performed. Our observation suggests that ranibizumab, at the dosage used for AMD, does not impede the spread of CNS lymphoma in the eye nor interfere with cytological diagnosis.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Résumé |
Nous rapportons un cas de lymphome oculocérébral (LOC) survenu chez un patient traité par injection intravitréenne (IVT) d’anti-Vascular Endothelial Growth Factor (VEGF) pour une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Une femme âgée de 88ans, aux antécédents marqués par une DMLA bilatérale traitée par IVTs de ranibizumab depuis un an nous a été adressée pour une hyalite bilatérale diagnostiquée dix jours après la dernière IVT d’anti-VEGF. Un bilan d’uvéite complet, incluant une analyse de l’humeur aqueuse, une IRM cérébrale et un examen cytologique sur biopsie du vitrée, nous a permis de confirmer le diagnostic de LOC. À notre connaissance, il s’agit de la première observation rapportant le diagnostic de LOC chez un patient traité par anti-VEGF pour la DMLA. Les diagnostics à évoquer devant une hyalite chez la personne âgée sont relativement nombreux. Endophtalmies et uvéites ont été rapportées après injections d’anti-VEGF. Dans cette situation, il existe un risque réel de méconnaître le diagnostic de LOC en pensant à tort que l’hyalite est réactionnelle à l’IVT d’anti-VEGF. Si aucune relation de cause à effet évidente entre l’injection d’anti-VEGF et la hyalite ne peut être démontrée, un bilan d’uvéite classique doit être effectué. Notre observation montre que le ranibizumab, aux doses utilisées dans la DMLA, n’empêche ni la dissémination intraoculaire du LOC ni son diagnostic cytologique sur la biopsie du vitré.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Keywords : Primary intraocular central nervous system lymphoma, Ranibizumab, Vitreous biopsy
Mots clés : Lymphome oculocérébral, Ranibizumab, Biopsie du vitré
Plan
![]() | This study has been presented at the 116th meeting of the French Ophthalmology Society in May 2010 and at the EVER 2010 Congress (Creta, Greece) in October 2010. |
Vol 36 - N° 5
P. 431-434 - mai 2013 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.