P2065 Impact du diabète de type 2 sur l’état de type « dépressif » chez la souris - 10/04/13
Résumé |
Introduction |
Le diabète de type 2 touche environ 3 % de la population française et le nombre de personnes atteintes est en progression constante. Des études épidémiologiques révèlent que la dépression constitue une des complications fréquemment observées au cours de la maladie. Par ailleurs, un état dépressif augmenterait le risque de diabète soulignant l’intérêt d’étudier les interactions entre ces deux pathologies.
Matériels et méthodes |
Cette étude a eu pour objectif de comparer les variables métaboliques et l’état de type « dépressif » de souris nourries avec un régime contrôle standard (STD : Protéines 21 %, Lipides 5 %) ou un régime hyper-lipidique (HFD : Protéines 20 %, Lipides 45 %).
Résultats |
Les résultats montrent qu’après 8 semaines de régime, les souris HFD présentent un augmentation de leur poids corporel comparé aux souris STD (34,5±0,9 vs 28±0,6g ; p<0,001) associée à une hyperglycémie à jeun (180±4 vs 139±5mg/dL ; p<0,001). Différents symptômes d’un état de type dépressif ont également été observés chez les souris HFD. Dans le test du champ ouvert ou du labyrinthe en croix surélevé, une anxiété exacerbée a été mise en évidence chez les souris HFD comparée aux souris STD comme en témoigne la diminution de leur temps passé dans les compartiments anxiogènes dans chaque test (402±41 vs 701±50 sec. ; p<0,001 et 29±3 vs 42±6 sec. ; p<0,05). Par ailleurs, nous avons observé une augmentation du temps d’immobilité dans le test de suspension caudale (120±12 vs 72±10 sec. ; p<0,05) et une diminution du temps de nettoyage (95±7 vs 180±10 sec. ; p<0,001) chez les souris HFD suggérant respectivement un état de résignation et d’incurie, deux autres symptômes caractéristiques de la dépression.
Conclusion |
Ces travaux permettent de mieux comprendre les liens complexes sous-tendant les mécanismes physiopathologiques de l’association entre diabète de type 2 et dépression. Notre étude vise actuellement à déterminer l’impact d’un traitement chronique avec un antidépresseur sur ces variables métaboliques et psychiatriques.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 39 - N° S1
P. A83-A84 - mars 2013 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
