Les infections mycotiques en ORL - 16/02/08
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Les infections mycotiques en ORL |
Objectifs |
Les infections à agents normalement peu pathogènes et/ou inhabituels, notamment fongiques, étaient jusqu'à présent exceptionnelles et méconnues des cliniciens. Du fait de l'essor du tourisme international, ces infections ont fait leur apparition en pratique clinique courante. Les états immunodéprimés, de plus en plus répandus, ont également contribué à l'émergence de ces pathologies en Europe. Une connaissance des agents responsables est devenue indispensable en pratique métropolitaine.
Résultats |
Les agents levuriformes les plus fréquemment en cause dans les infections des voies aéro-digestives supérieures (VADS) sont Candida albicans, Cryptococcus neoformans, Histoplasma capsulatum variant capsulatum, Blastomyces dermatitidis, Paracoccidioïdes brasiliensis et Coccidioïdes immitis. Les autres agents fongiques responsables sont, entre autres, les Aspergillus, les Mucorales et Rhinosporidium seeberi. Ces microorganismes sont, pour la plupart d'entre eux, à l'origine de tableaux cliniques, paracliniques et histologiques similaires. Ils peuvent mimer un carcinome ou être à l'origine d'une obstruction des voies aérodigestives supérieures.
Conclusion |
Dans le cadre d'une atteinte des VADS avec lésions endoscopiques ulcérées ou hypertrophiques, l'existence d'une réaction inflammatoire associée à une hyperplasie pseudotumorale ne doit pas faire porter à tort le diagnostic de cancer. Une recherche attentive de microorganismes par des colorations spéciales est indispensable au diagnostic. Seul le clinicien et le pathologiste avertis évoqueront une mycose, dont le diagnostic sera confirmé par la culture, et contribueront à la prise en charge adaptée du patient.
Mycoses of the Head and Neck |
Objectives |
The ever growing number of immunocompromized patients and increasing travel to areas where fungal diseases are endemic explain why in recent years mycoses have emerged as important infections in clinical practice. It is essential that pathologists and clinicians be knowledgeable about them.
Results |
Head and neck infections are common in disseminated mycoses. The most frequent causative yeasts or yeast-like organisms include Candida albicans, Cryptococcus neoformans, Histoplasma capsulatum var capsulatum, Blastomyces dermatitidis, Paracoccidioides brasiliensis and Coccidioides immitis. Other causative fungal pathogens include Aspergillus fumigatus and less frequently, Rhizopus oryzae and Rhinosporidium seeberi. Since their pathophysiology is in most cases similar, those microorganisms share a common clinical pathological picture. Head and neck mycoses may simulate carcinoma or cause upper airway obstruction. Symptoms such as dysphonia or dysphagia associated with hyperplastic and ulcerative lesions on endoscopic examination should prompt biopsies. An inflammatory tissue reaction with pseudoepitheliomatous hyperplasia warrants caution since it may lead to a mistaken diagnosis of cancer.
Conclusion |
The pathologist must look carefully for microorganisms with special stains. Clinicians and pathologists must be aware of these mycoses to identify the causative agent, isolated it by culture, and prescribe adequate treatment for the patients.
Mots clés :
ORL
,
mycoses
,
levures
,
filaments
Keywords: Head and neck , mycoses , yeasts , hyphae
Plan
© 2005 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Vol 122 - N° 5
P. 211-222 - novembre 2005 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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