Fracture du plancher de l’orbite chez l’enfant, étude rétrospective à propos de 34 cas - 13/06/12

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Résumé |
Introduction |
Les fractures de l’orbite représentent 30 % des fractures du massif facial chez l’enfant. La présentation clinique de ces fractures est souvent atypique. A contrario des fractures de l’adulte, la forme en « trappe » est très fréquente chez l’enfant, avec un risque de séquelles ophtalmologiques. Le peu de publications concernant ce type de fracture en pédiatrie soulignent l’absence de consensus thérapeutique, notamment en termes de délai de prise en charge. Le but de notre étude rétrospective est de caractériser ces fractures et de définir une prise an charge thérapeutique optimale.
Patients et méthodes |
Nous avons réalisé une étude incluant 34 patients, présentant une fracture isolée du plancher de l’orbite. Nous avons colligé les données épidémiologiques, les signes cliniques, le type de fracture (en trappe ou effondrement), les données de l’examen ophtalmologiques. Nous avons étudié le type de traitement, le délai de prise en charge et les séquelles à long terme.
Résultats |
L’âge moyen était de 9,4ans, avec une prédominance masculine. Dans 15 % des cas, les signes cliniques étaient trompeurs (absence d’ecchymose, d’hémorragie sous conjonctivale et de douleur orbitaire). Les fractures en trappe représentaient la forme la plus fréquente, avec un taux d’incarcération de 81 %. Les fractures avec effondrement du plancher de l’orbite étaient minoritaires, avec un effondrement toujours inférieur à 50 % de la surface du plancher. Au total, 27 % des patients présentaient une diplopie résiduelle, il s’agissait dans tous les cas de fractures en trappe, avec un délai de prise en charge supérieur à 24heures. Aucun patient ne présentait d’enophtalmie séquellaire.
Conclusion |
Chez l’enfant, les fractures en trappe sont les plus fréquentes. Leur présentation clinique pauci-symptomatique est responsable d’un retard diagnostique et de prise en charge. Ces fractures sont, pourtant, pourvoyeuses de complications ophtalmologiques handicapantes et nécessitent une prise en charge chirurgicale dans un délai de moins de 12heures.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Introduction |
Orbital fractures represent 30 % of children facial fractures. Nausea and vomiting are more predictive of entrapment than local trauma stigmatisms. Entrapment and diplopia are more frequent in adults. Delay for surgery is unclear in literature varying from 6 hours to days. The aim of this study is to summarise the aspects of orbital floor fractures in children with regard to clinical and radiological presentation, management, and outcomes.
Patients and methods |
We conducted a retrospective study including 34 children presenting isolated orbital floor fracture. Clinical, radiological, ophthalmological, surgical data and outcomes were analyzed.
Results |
Mean age was 9.4 years. In 15% of cases, no local stigmatism of trauma was present. Entrapment fracture was the most frequent, with 81% of fat or muscles entrapment. In all, 27% of the patient had residual diplopia. Residual diplopia developed after trap-door fracture with muscle entrapment and a more than 24hours delay for surgery.
Conclusion |
Trap-door fracture is frequent in childhood population. Clinical diagnosis can be difficult. However, surgical treatment should be considered before 24hours to avoid complication as residual diplopia.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Fracture, Orbite, Pédiatrie, Plancher orbite, Fracture en trappe, Diplopie
Keywords : Fracture, Children, Orbit, Orbital floor, Muscle incarceration, Trap-door fracture, Diplopia
Plan
Vol 57 - N° 3
P. 240-244 - juin 2012 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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