Étude des contaminations bactériennes et des perforations du gantage lors de la mise en place des arthroplasties totales de hanche : à quel moment y a-t-il un intérêt au renouvellement ? - 02/06/12
, B. Lagrave a, L. Lievain a, B. Lefebvre a, N. Frebourg b, F. Dujardin a, c| pages | 9 |
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Résumé |
Introduction |
Le double gantage est recommandé en chirurgie orthopédique, notamment pour l’implantation des arthroplasties de hanche (PTH) afin de prévenir la contamination du site opératoire.
Hypothèse |
Le changement systématique du gantage lors d’étapes clés de l’implantation d’une PTH réduit la fréquence des perforations occultes et la charge bactérienne à la surface des gants.
Patients et méthode |
Nous avons évalué lors de l’implantation de 29 PTH, la contamination bactérienne à la surface du gantage superficiel et son taux de perforation. La recherche des contaminations s’effectuait par apposition des pulpes gantées sur géloses au sang (incubation 48heures à 37°C) ; tandis que les perforations étaient recherchées par un test d’étanchéité (« water-test » NF EN 455-1).
Résultats |
Une intervention a été exclue en raison de la détection d’une contamination laissant 28 cas analysés. Quinze interventions (53,6 %) présentaient des géloses contaminées (26 changements de gants contaminés, soit 3,38 % des gants utilisés). Ces contaminations siégeaient sur les gants de l’ensemble des personnels habillés, sans distinction de côté du gantage. Trente-huit pour cent des contaminations avaient lieu lors de la réduction articulaire, alors que les autres temps opératoires regroupaient de 15 à 26 % des contaminations (p<0,05). Vingt-neuf bactéries étaient identifiées dont 62 % de Staphylocoques à coagulase négative (SCN) (dont 16 % résistants à la méticiline). Vingt-huit perforations étaient identifiées (3,5 % des gants utilisés), siégeant pour 67,8 % chez l’opérateur et 64,3 % du côté dominant. Quatre-vingt pour cent des perforations avaient lieu pendant l’abord chirurgical et l’implantation « cupule+tige » (respectivement 5,0 % et 5,5 % des gants du temps opératoire) (p<0,05) ; sans être associées à un risque majoré de contaminations bactériennes. Au recul clinique de 12 mois, aucune complication infectieuse n’était à déplorer. Sur les gants des 20 personnels contaminés durant ces 28 interventions, le fait d’avoir changé le gantage contaminé par un nouveau gantage stérile leur a permis de négativer tous les prélèvements bactériologiques des temps opératoires suivants 16 fois (80 %).
Discussion |
La multiplication des renouvellements du gantage superficiel, notamment lors de certaines étapes opératoires à risque de contaminations (réduction prothétique) ou de perforations (abord chirurgical/scellement fémoral); permet de réduire le risque de contamination et de perforation. Les bactéries isolées étaient évocatrices d’une origine cutanée. Le changement régulier a permis de retrouver un état de stérilité dans 80 % des cas.
Niveau de preuve et type d’étude |
Niveau III – étude prospective diagnostique.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Arthroplastie prothétique de la hanche, Asepsie, Perforation du gantage
Plan
| Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article, mais celle de l’article original paru dans Orthopaedics &Traumatology: Surgery & Research, en utilisant le DOI ci-dessus. |
Vol 98 - N° 4
P. 384-392 - juin 2012 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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