Conduite à tenir devant un malade agité aux urgences - 01/01/01
Responsable du centre psychiatrique d'orientation et d'accueil.
Jean-Louis Marcel : Praticien hospitalier, chef de service secteur 3
François Caroli : Praticien hospitalier, chef de service secteur 13
Centre hospitalier Sainte-Anne, 1, rue Cabanis, 75674 Paris cedex 14 France
Résumé |
Lorsque l'on évoquait, dans le passé, « les urgences » on considérait alors un service complet, avec ses différents médecins et spécialistes de garde. De nos jours, les services d'urgence varient considérablement tant en disponibilité de personnel que pour l'organisation des locaux, d'où la grande variété des réponses possibles : les services d'accueil et d'urgence (SAU) reçoivent sans sélection toutes les urgences, ils font appel à un psychiatre ou une équipe psychiatrique joignables à tout moment ; les unités de proximité d'accueil, d'orientation et de traitement des urgences (UP) parent au plus pressé et orientent vers les SAU, elles ont obligation de pouvoir faire intervenir un psychiatre, sur place ou après transfert ; les services d'urgences spécialisées en psychiatrie : à Paris, le centre psychiatrique d'orientation et d'accueil (CPOA) de l'hôpital Sainte-Anne, l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (IPPP) plus particulièrement orientée vers les troubles de l'ordre public, et, répandus plus largement en relation avec un grand nombre d'hôpitaux psychiatriques, les centres d'accueil et de crise (CAC), et les services d'admission.
Ainsi, selon la qualification, le nombre, la fonction et la formation du personnel sur le lieu de l'urgence, des conduites thérapeutiques apparaissent plus ou moins structurées et inscrites dans un projet de soins, ou se cantonnent à l'urgence immédiate.
Mots-clés : agitation, contention, diagnostic en urgence, urgence
Plan
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