P170 Elévation de la 11 β-hydroxystéroide déshydrogénase de type 1 dans les cellules bêta pancréatiques améliore le diabète induit par un traitement à la streptozotocine - 10/04/12
Résumé |
Introduction |
La 11β-hydroxystéroïde déshydrogénase de type 1 (11β-HSD1), enzyme de reconversion des glucocorticoïdes localement dans les tissues, a été impliquée dans l’apparition du diabète de type 2. Cependant, nous avons récemment montré que des souris transgéniques (MIP-HSD1), présentant une élévation modérée de l’activité de 11β-HSD1 dans les cellules bêta pancréatiques, résistaient aux effets délétères engendrés par un régime gras. Notre objectif est maintenant de déterminer si au cours du développement du diabète de type 1, l’élévation de la 11β-HSD1 peut permettre la protection des cellules bêta.
Matériels et méthodes |
Des souris contrôles C57Bl/KsJ et transgéniques MIP-HSD1tg/+ ont reçues soit une faible dose (40mg/kg) répétée pendant 5 jours de streptozotocine, agent destructeur des cellules bêta, soit une dose élevée (180mg/kg). Leurs insulinémie et glycémie ont été suivies pendant 10 jours. La présence d’insuline, de macrophages (anti-Mac-2) et de lymphocytes T-régulateurs (anti-Foxp3) a été détectée par immunomarquage sur sections pancréatiques. La prolifération (anti-Ki67) des cellules bêta (anti-Pdx1) a été évaluée par double immunomarquage fluorescent.
Résultats |
Les souris MIP-HSD1tg/+ résistent à une hyperglycémie modérée (Aire sous la courbe (ASC) : MIP-HSD1tg/+: 142±4 vs KsJ : 175±15; P<0,05) et partiellement à une hyperglycémie profonde (ASC : MIP-HSD1tg/+: 237±9 vs KsJ : 276±6; P<0,05) induite par différentes doses de streptozotocine. Chez ces dernières, l’insulinémie est réduite, mais reste largement plus élevée que chez les contrôles (MIP-HSD1tg/+: 0,25±0,04 vs KsJ : 0,06±0,01ng/ml; P<0,01). Contrairement aux contrôles, les souris MIP-HSD1tg/+ présentent une réduction de l’infiltration des macrophages, une augmentation de l’infiltration des lymphocytes T-régulateurs dans les îlots, présence d’îlots marqués à l’insuline ainsi qu’un nombre accru de cellules bêta prolifératives.
Conclusion |
L’élévation modérée de 11β-HSD1 dans les cellules bêta les protège de la réponse inflammatoire créée par une atteinte cellulaire qui mime le développement du diabète de type 1. Cette découverte ouvre de nouveaux horizons pour la régénération et la survie des cellules bêta.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 38 - N° S2
P. A71 - mars 2012 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
