P315 Apport de la mesure continue du glucose chez les diabétique de type 2 en hémodialyse traités par schéma basal-bolus d’analogue d’insuline – Étude pilote - 10/04/12
Résumé |
Introduction |
Les diabétiques de type 2 hémodialysés sont à haut risque de complications cardiovasculaires. L’équilibre glycémique est primordial pour réduire leur morbi-mortalité mais est difficile à obtenir du fait de l’alternance des séances de dialyse. La mesure continue du glucose (MCG) pourrait être un outil utile pour optimiser le contrôle glycémique chez ces patients. L’objectif de l’étude était d’évaluer le contrôle glycémique chez des patients diabétiques de type 2 en hémodialyse traités par insulinothérapie optimisée à l’aide de la MCG.
Matériels et méthodes |
Essai clinique prospectif sur 3 mois multicentrique chez des patients diabétiques de type 2 hémodialysés traités par insulinothérapie optimisée (schéma basal-bolus : Détémir-Aspart). Évaluation de la moyenne des glycémies veineuses pré-dialytiques et de l’HbA1c. Mesure continue du glucose (Navigator®, Abott) sur 48h incluant 2 séances consécutives de dialyse réalisée à 0, 1 et 3 mois avec détermination de la concentration moyenne du glucose interstitiel, de l’indice de variation glycémique intra-journalière (MAGE) et du coefficient de variation glycémique (CV). L’insulinothérapie a été adaptée selon les données de la MCG.
Résultats |
Depuis janvier 2010, 17 patients ont été inclus (dont 4 sorties d’essai). L’analyse intermédiaire concerne les 10 premiers patients (4 femmes et 6 hommes, âge = 68,7±9,1 ans, IMC = 31,8±5,1kg/m2;, durée d’évolution du diabète = 18,7±7,7 ans, dialysés depuis 3,0±1,5 ans). Après 3 mois de traitement optimisé : diminution de l’HbA1c de 7,7±1,1 % à 7,4±0,8 % (sans majoration des hypoglycémies) et des glycémies veineuses pré-dialytiques de 158±74 à 140±53mg/dl. Une tendance à l’amélioration du contrôle glycémique a été observée au cours de la MCG : diminution de la moyenne des glycémies interstitielles de 177±58 à 166±54mg/dl, du MAGE de 114 à 106mg/dl et des excursions glycémiques > 180mg/dl de 39 à 34 %. Le MAGE était significativement corrélé à la glycémie veineuse moyenne (p<0,001). Des difficultés ont été relevées concernant l’utilisation de la MCG dans cette population : calibration pendant les séances de dialyse, perte de signal inexpliquée, éducation des patients, présence de complications sévères (cécité, pied diabétique).
Conclusion |
Chez les patients diabétiques de type 2 hémodialysés traités par insulinothérapie optimisée, la MCG met en évidence, après 3 mois de traitement, une amélioration de l’équilibre glycémique sans majoration des hypo-glycémies. Cette étude pilote souligne le bénéfice mais aussi les difficultés de l’utilisation de la MCG dans cette population.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 38 - N° S2
P. A104-A105 - mars 2012 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
