Complications des prothèses totales d’épaule inversées : Complications after reversed total shoulder arthroplasty - 28/09/11
| pages | 8 |
| Iconographies | 4 |
| Vidéos | 0 |
| Autres | 0 |
Mots clés :
RÉSUMÉ |
L’implantation d’une prothèse totale d’épaule inversée est indiquée devant une épaule douloureuse, non fonctionnelle, avec une coiffe non reconstructible. L’indication était initialement réservée à l’omarthrose excentrée du sujet âgé, mais elle a été progressivement élargie aux épaules pseudoparalytiques ainsi qu’aux fractures déplacées de l’humérus proximal du sujet très âgé et aux séquelles des fractures. Elle peut également représenter une solution de sauvetage lors d’échec d’hémiarthroplastie ou de prothèse totale d’épaule. Grâce aux bons résultats rapportés à court et moyen terme, l’engouement autour de cette prothèse grandit avec des indications opératoires de plus en plus élargies. Les taux de complication rapportés par des centres de référence pour la chirurgie d’épaule sont pourtant entre 6 et 50 %. Les complications les plus fréquentes sont les infections, les problèmes glénoïdiens (descellement et désassemblage), les instabilités et les fractures de la voûte acromiale. La majorité des complications, surtout dans les prothèses inversées de première intention, sont en relation avec une erreur d’indication ou une faute de technique opératoire. Leur traitement nécessite en règle générale une reprise chirurgicale. Au cas où la prothèse peut être retenue, le résultat fonctionnel n’est pas gravement compromis. En revanche, si l’ablation de la prothèse s’avère nécessaire, il résulte un bras ballant non fonctionnel. Les encoches scapulaires, dont le taux dépasse 60 %, ne sont pas comptabilisées parmi les complications. Elles représentent néanmoins un facteur de mauvais pronostic fonctionnel. Les complications, tout comme les encoches scapulaires, peuvent, dans la grande majorité, être évitées par une indication et une technique opératoire rigoureuses.
SUMMARY
Reversed total shoulder arthroplasty (RTSA) is indicated for the treatment of massive irreparable rotators cuff tears associated with glenohumeral osteoarthritis. The indication was initially reserved for elderly patients with cuff tear arthropathy. Progressively, the success of RTSA has led to extension of the indication to shoulder pseudoparesis due to irrecoverable rotator cuff deficiency, to fractures of the proximal humerus, to fracture sequelae and to the salvage of failed hemi- or total shoulder arthroplasty. Due to the good short- and medium-term results reported in the literature, the use of RTSA is rapidly increasing. Yet, specialized centers for shoulder surgery report a complication rate of between 6 and 50%. The most frequent complications observed are infection, glenoid problems (loosening and disassembly), instability and acromion fractures. Most of these complications are related to problematic operative indication or suboptimal surgical technique. These complications often require revision surgery and have little impact on the final result if the prosthesis can be retained. Conversely, if the prosthesis has to be removed, a flail arm is the inevitable consequence. Scapular notching, which has an incidence of up to 60%, is not included in this presentation. The occurrence of scapular notching has nevertheless a poor functional prognostic value. Most of complications and scapular notching could be prevented with a rigorous operative indication and surgical technique.
Plan
© 2008 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L'accès au texte intégral de ce chapitre nécessite l'achat du livre ou l'achat du chapitre.
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.
Déjà abonné à ce produit ?
