Prothèse articulaire dans les suites d’une arthrite septique : une série de 53 cas - 02/12/10
, S. Lacoste a, L. Lhotellier b, P. Mamoudy b, A. Lortat-Jacob a, P. Hardy a| pages | 5 |
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Résumé |
Introduction |
La mise en place d’une prothèse articulaire après arthrite infectieuse (évolutive ou ancienne) expose à un risque d’échec infectieux difficile à évaluer. Le but de ce travail était d’analyser les résultats sur le plan fonctionnel et infectieux des prothèses articulaires mises en place après arthrite bactérienne du genou et de la hanche et de mettre en évidence des facteurs de risque d’échec.
Patients et méthodes |
Il s’agit d’une série rétrospective de 53 cas d’infection articulaire bactérienne (mycobactéries exclues) sur articulation native traités par prothèse articulaire avec 31 localisations au genou et 22 localisations à la hanche. En cas d’arthrite infectieuse évolutive avec échec du traitement médicochirurgical conservateur (30 cas dont 17 genoux et 13 hanches), l’arthroplastie était effectuée en deux temps avec un délai moyen de six semaines entre les deux interventions et une antibiothérapie était associée pendant trois mois en moyenne. En cas d’arthrite infectieuse ancienne considérée comme guérie (23 cas dont 14 genoux et neuf hanches), l’arthroplastie était réalisée en un temps en moyenne cinq ans après l’épisode initial d’arthrite bactérienne et une antibiothérapie adaptée au germe responsable de l’arthrite bactérienne initiale était débutée après la réalisation des prélèvements peropératoires et maintenue jusqu’aux résultats définitifs des analyses microbiologiques. Le recul moyen était de cinq ans (deux–13 ans). Chez tous les patients, le résultat final était analysé en considérant le résultat fonctionnel (avec calcul du score de Postel-Merle d’Aubigné [PMA] pour les prothèses de hanche et du score fonctionnel de la Knee Society [IKS] pour les prothèses de genou) et le résultat sur le plan infectieux.
Résultats |
Sur les 30 cas d’arthrite infectieuse évolutive du genou et de la hanche, le traitement par arthroplastie en deux temps a permis d’obtenir la guérison de l’infection dans 26 cas (87 %) et, sur les 23 cas d’arthrite infectieuse ancienne, le traitement par arthroplastie en un temps a permis d’obtenir la guérison dans 22 cas (95 %) (NS). Les résultats fonctionnels étaient très bons. Il n’a pas été retrouvé de différence significative au niveau du taux de guérison et du résultat fonctionnel entre les prothèses mises en place en deux temps pour arthrite infectieuse évolutive, et celles mises en place en un temps pour arthrite ancienne. Aucun critère clinique, microbiologique ou thérapeutique n’a pu être isolé comme facteur de risque d’échec du traitement des arthrites bactériennes par arthroplastie.
Discussion |
Le traitement de l’arthrite bactérienne du genou et de la hanche par arthroplastie selon le protocole proposé dans cette étude (mise en place de la prothèse en deux temps en cas d’arthrite évolutive et en un temps en cas d’arthrite ancienne), permet d’obtenir de très bons résultats fonctionnels, tant à la hanche qu’au genou, avec un taux de guérison de l’infection de 87 % en cas d’arthrite bactérienne évolutive et de 95 % en cas d’arthrite ancienne.
Niveau de preuve |
IV. Étude rétrospective.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Arthrite septique, Arthroplastie, Staphylocoque
Plan
| Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article, mais celle de l’article original paru dans Orthopaedics & Traumatology : Surgery & Research, en utilisant le DOI ci-dessus. |
Vol 96 - N° 8
P. 929-933 - décembre 2010 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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