Quelle drogue pour la chimioembolisation du carcinome hepato-cellulaire ? - 29/01/10
, B. Chauffert, S. Guiu, R. Loffroy, J.P. Cercueil, F. Ghiringhelli, M.H. Guignard, D. Krausé, L. Bedenne, M. BoulinRésumé |
Objectifs |
La chimioembolisation (CEL) hépatique améliore la survie des patients porteurs d’un carcinome hépatocellulaire (CHC) comparativement à l’embolisation seule, suggérant le bénéfice de la chimiothérapie. Cependant, aucune étude pré-clinique n’a comparé l’efficacité des différents anti-mitotiques utilisés. Cette première étude de screening des différentes drogues cytotoxiques a pour but d’obtenir des arguments objectifs de comparaison d’efficacité.
Matériels et méthodes |
Trois lignées cellulaires humaines de CHC ont été testées pour les drogues suivantes : cisplatine, doxorubicine, daunorubicine, epirubicine, idarubicine, mitomycine C, pirarubicine, mitoxantrone. Les cellules confluentes sont resuspendues dans 100μl de milieu de culture HAM et exposées à des concentrations croissantes de chimiothérapie. Les cellules sont placées 1 heure dans un incubateur à 37°C, lavées puis incubées pendant 4 jours à 37̊C dans un milieu MNC. La cytotoxicité est mesurée par méthode colorimétrique. La survie cellulaire est évaluée en pourcentage (moyenne ± SD sur 3 mesures).
Résultats |
Les 2 drogues les plus efficaces sont idarubicine et pirarubicine : à 62μg/ml moins de 10% des cellules néoplasiques survivent alors que plus de 90% persistent avec doxorubicine, cisplatine, mitomycine C.
Conclusion |
Les 3 drogues les plus fréquemment utilisées en chimioembolisation sont les moins efficaces sur les cellules néoplasiques de CHC humain. L’utilisation d’autres drogues de chimiothérapie s’impose afin d’optimiser l’efficacité de la CEL.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Foie, radiologie interventionnelle, Chimio-embolisation
Vol 90 - N° 10
P. 1425 - octobre 2009 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
