Etude comparative de l’echographie endovaginale et de l’IRM pelvienne pour le diagnostic d’endometriose pelvienne profonde - 01/12/09
Résumé |
Objectifs |
Comparaison de l’échographie pelvienne par voie endovaginale et de l’IRM dans le diagnostic d’endométriose profonde avec corrélation des résultats des données de la chirurgie et de l’anatomopathologie.
Matériels et méthodes |
Etude longitudinale de 182 patientes ayant eu une prise en charge chirurgicale pour endométriose pelvienne et ayant eu en pré-opératoire une échographie pelvienne par voie endovaginale et une IRM pelvienne. Les critères diagnostiques étaient la visualisation de kyste ovarien hémorragique, des zones hypoéchogènes ou en hyposignal contenant ou pas des spots hyperintenses sur les séquences en pondération T1 et T2 et touchant des localisations spécifiques (ligaments utéro-sacrés, vagin, tube digestif et la vessie). Une analyse statistique de l’efficacité de l’échographie pelvienne par voie endovaginale et de l’IRM pelvienne a été réalisée.
Résultats |
La prévalence de l’endométriose pelvienne et de l’infiltration profonde était respectivement de 98 % (180/182) et 71,4 % (130/182). La sensibilité, la spécificité et les valeurs prédictives positives et négatives de l’échographie pelvienne par voie endovaginale et de l’IRM pour le diagnostic d’endométriose profonde étaient respectivement de 80 et 90,8 %, 88,4 et 82,4 %, 94,5 et 92,9 % et enfin 63,9 et 77,8 %. La sensibilité, la spécificité et les valeurs prédictives positives et négatives de l’échographie pelvienne par voie endovaginale et de l’IRM pour le diagnostic d’atteinte des ligaments utérosacrés étaient respectivement de 71,2 et 78,4 %, 83 et 77,5 %, 86,8 et 84,4 % et enfin 64,8 et 69,6 %. La sensibilité, la spécificité et les valeurs prédictives positives et négatives de l’échographie pelvienne par voie endovaginale et de l’IRM pour le diagnostic des atteintes digestives étaient respectivement de 87,2 et 87,2 %, 95,2 et 96,2 %, 93,2 et 94,4 % et enfin 90,8 et 90,9 %.
Conclusion |
L’échographie pelvienne par voie endovaginale est aussi performante que l’IRM pelvienne pour le diagnostic d’endométriose profonde et pour l’évaluation des atteintes digestives de l’endométriose. En revanche la sensibilité de l’échographie pelvienne par voie endovaginale est plus faible que celle de l’IRM pelvienne pour le diagnostic d’atteinte des ligaments utéro-sacrés, du vagin et de la vessie.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Endométriose, Echographie, IRM
Vol 88 - N° 10
P. 1392 - octobre 2007 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
