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L’inégalité des sexes dans la douleur : un mythe devenu réalité - 14/10/09

Doi : 10.1016/j.douler.2009.07.010 
Isabelle Gaumond a, , Serge Marchand a, b
a Département des sciences de la santé, université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, 445, boulevard de l’Université, Rouyn-Noranda (Québec) J9X 5E4, Canada 
b Axe douleur CRC-CHUS, faculté de médecine, neurochirurgie, université de Sherbrooke, 3001, 12e, avenue Nord, Sherbrooke (Québec) J1H 5N4, Canada 

Auteur correspondant.

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Résumé

Les femmes et les hommes ne sont pas égaux face à la douleur. En effet, les études épidémiologiques montrent que les femmes sont surreprésentées dans l’apparition et la persistance de la douleur. Ces différences entre les sexes n’apparaissent qu’à la puberté, ce qui laisse présager un rôle important des hormones sexuelles. Afin de bien comprendre le rôle de ces hormones dans la douleur, il faut tenir compte des mécanismes excitateurs mais aussi des mécanismes inhibiteurs de la douleur. La manipulation des niveaux d’hormones sexuelles chez l’animal permet de bien documenter l’effet isolé ou combiné de ces hormones sur la douleur. En utilisant un test nociceptif qui permet de mesurer les mécanismes excitateurs et inhibiteurs (test à la formaline), on peut conclure que la testostérone réduit les activités nociceptives excitatrices tandis que les hormones sexuelles dominantes chez la femelle, estrogène et progestérone, sont pronociceptives en réduisant la composante inhibitrice de la douleur. De plus, cet effet pronociceptif chez la femelle est opioïdergique, ce qui n’est pas le cas chez le mâle. Fait intéressant, les conclusions des études fondamentales effectuées chez l’animal s’appliquent aussi chez l’humain. Les études réalisées permettent de conclure à un rôle protecteur de la testostérone tandis que chez la femme, les mécanismes inhibiteurs endogènes sont significativement modulés pendant les différentes phases menstruelles. Le but de cet article est de synthétiser nos connaissances actuelles sur les mécanismes par lesquels les hormones sexuelles modulent la perception, la prévalence et la réponse au traitement de la douleur entre les femmes et les hommes.

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Summary

Women and men are not equal regarding pain. Indeed, epidemiological studies suggest that women suffer from pain more often and for a longer duration than men. These differences appear after puberty, suggesting sex hormones could play an important role. The excitatory and inhibitory mechanisms underlying pain must be examined to understand the role of these hormones in pain. The effects on pain can be demonstrated in animal models by manipulating serum levels of one or more sex hormones. Using the formalin test, a nociceptive test enabling assessment of both excitatory and inhibitory mechanisms, we were able to show that testosterone reduces excitatory nociceptive activities while estrogen and progesterone, the predominant female sex hormones, have a pronociceptive effect via the inhibitory component of pain. Moreover, this pronociceptive effect is opioidergic in females, but not in males. Interestingly, the results of animal studies also apply to humans. Human studies led to the conclusion that testoterone has protective effect, while in women; endogenous inhibitory mechanisms are significantly modulated during the menstrual cycle. The purpose of this paper is to summarize our current knowledge about the mechanisms by which sex hormones modulate between women and men the perception, prevalence and response to treatment of pain.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Sexes, Hormones sexuelles, Nociception, Mécanismes inhibiteurs

Keywords : Sex differences, Sex hormones, Nociception, Pain inhibition


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Vol 10 - N° 5

P. 230-236 - octobre 2009 Retour au numéro
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