Fécondité féminine et activité physique intense et répétée - 01/01/02
L.
Rosetta
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*Auteur correspondant
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Résumé |
Objectifs - Apprécier les effects d'une activité physique intense et répétée sur la fécondité de la femme.
Actualités - Le premier marathon olympique féminin a eu lieu en 1984 à Los Angeles (États-Unis) et atteste d'une participation régulière des femmes à des activités sportives intensives depuis une vingtaine d'années. Les premières études cliniques relatives aux troubles du cycle menstruel observés chez des sportives coïncident elles aussi, avec l'accroissement notoire de la pratique de sport d'endurance par des femmes préménopausées, aussi bien dans le grand public que parmi les sportives professionnelles. Ces investigations concernaient les troubles les plus évidents, à savoir un blocage complet de la fonction ovarienne se manifestant par une aménorrhée secondaire de longue durée. Des études étiologiques ont alors mis en évidence une série de perturbations de la fonction ovarienne entraînant une infécondité ou, au moins, une hypofécondité chez celles qui souhaitaient devenir enceintes.
Perspectives et projets - Des mécanismes physiologiques sont maintenant proposés pour expliquer ces perturbations. Des sessions d'entraînement, pratiquées à une intensité supérieure à 60 % pendant au moins 40 min, augmentent la sécrétion de neuromédiateurs capables de perturber la pulsatilité de GnRH au niveau hypothalamique. La répétitivité de séances d'entraînement intensif, associée à des modifications du régime alimentaire et à certaines caractéristiques de la composition corporelle des athlètes féminines d'endurance peuvent interagir. Des apports en énergie insuffisants, combinés à une alimentation de type végétarien semblent aggraver ou faciliter les effets perturbateurs de l'exercice physique intensif.
Mots clés : Cycle menstruel ; Dépense énergétique ; Femme ; Nutrition ; Profil hormonal.
Abstract |
Aims - To estimate the effects of intensive physical activity on female fertility.
Current knowledge - Since twenty to thirty years ago, women have regularly participated in intense physical sports. The first Olympic Marathon for women took place at Los Angeles (United-States) in 1984 and many clinical studies concerning the incidence of menstrual disturbances among sportswomen, were concomitant of the dramatic increase in female participation in endurance sports, either as recreational or professional sportswomen. Most of these studies were focused on secondary amenorrhea. Later, etiological studies have shown that a range of disturbances, from an apparently normal menstrual cycle, irregular menstruation, oligomenorrhea to the complete blockage of the ovarian function were observed.
Points of views and plans - It is very likely that the physiological process leading to menstrual troubles among sportswomen include disturbances of GnRH pulsatility at hypothalamic level. It has been shown that a session of training at an intensity greater than 60% during at least 40 min leads to the secretion of neuromediators able to interfere with GnRH pulsatility. Repetitiveness of daily sessions of training (i.e., more than five sessions a week) associated with marginal energy intake or strictly vegetarian food may contribute to disturb the hypothalamo-pituitary-ovarian axis in female athletes.
Mots clés : Menstrual troubles ; Energy expenditure ; Women ; Nutrition ; Hormonal profile.
Plan
Vol 17 - N° 6
P. 269-277 - novembre 2002 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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