Effet des comorbidités sur le résultat des prothèses totales de hanche pour coxarthrose après 80 ans. À propos d’une série monocentrique de 72 patients - 26/06/09
, I. Caux, O. Guingand, R. Terracher, C.-H. Mazel| pages | 5 |
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Résumé |
Fondement |
Le bénéfice apporté par les prothèses totales de hanche (PTH) dans le traitement de l’arthrose des sujets de plus de 80 ans est certain mais cette population a la réputation d’être exposée à une surmorbidité.
Hypothèse, objectifs |
Évaluer si cette population, opérée par voie antérieure réduite et bénéficiant des protocoles modernes d’anesthésie, est effectivement exposée à une morbidité plus élevée et déterminer les facteurs de risque de morbidité.
Materiel et méthodes |
Soixante-douze patients, opérés entre octobre2003 et décembre2006, ont été analysés rétrospectivement. Les interventions, menées par voie d’abord antérieure sur table orthopédique, ont utilisé une prothèse totale cimentée avec une pièce acétabulaire cimentée rétentive.
Résultats |
Au recul moyen de 31 mois (min cinq mois, max 54 mois), aucun patient n’a été perdu de vue et aucune prothèse n’a été révisée. Dix-neuf patients ont présenté 27 complications dont la survenue n’a été influencée ni par le score de l’American Society of Anaesthesiolgy (ASA) (p>0,1) ou la présence de comorbidités (p>0,5). Nous ne déplorons ni décès périopératoire ni infection. Vingt-huit patients ont été transfusés. Le score ASA (p<0,03) et l’index de masse corporelle inférieur 25 (p=0,01) sont apparus comme des facteurs de risque de devoir recourir à une transfusion. Dix-sept patients étaient indolores et marchaient sans limitation, 19 avaient un score de Merle d’Aubigné inférieur à 15. Nous avons observé deux luxations isolées (2,6 %). Onze patients étaient limités par une pathologie orthopédique associée et cinq par des problèmes médicaux. Si le score ASA préopératoire n’est pas apparu comme un élément prédictif de la qualité du résultat de l’intervention (p>0,5), l’existence d’une pathologie orthopédique associée (p<0,001) et plus généralement une classe de Charnley B ou C (p<0,001) le conditionnait fortement.
Discussion |
L’implantation d’une PTH pour coxarthrose chez des patients âgés de plus de 80 ans exposait à un taux de complication de 27 %, aucun facteur de risque spécifique n’a été identifié. Les autres atteintes neuro-orthopédiques entravaient la qualité du résultat fonctionnel. L’usage d’une cupule rétentive n’a pas évité la survenue de deux luxations (2,6 %).
Niveau IV : rétrospectif ou série historique.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Prothèse totale de hanche, Morbidité mortalité, Octogénaires
Plan
| Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article, mais celle de l’article original paru dans Orthopaedics &Traumatology: Surgery & Research, en utilisant le DOI ci-dessus. |
Vol 95 - N° 4
P. 308-312 - juin 2009 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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