382 Étude rétrospective de 103 cas de kératites infectieuses sévères - 14/05/09
A retrospective study of 103 cases of severe microbial keratitis
Résumé |
Introduction |
Nous présentons une étude rétrospective à but descriptif portant sur des patients atteints de kératite infectieuse ayant été hospitalisés entre janvier 2006 et décembre 2007.
Matériels et Méthodes |
Nous avons inclus tous les cas de patients hospitalisés pour une kératite infectieuse respectant les critères de sévérité habituels, qu’elle soit bactérienne, amibienne, ou fungique. Nous avons exclu les kératites virales et les kératites inflammatoires.
Résultats |
101 patients ont été hospitalisés pour une kératite infectieuse sévère, dont deux présentaient une atteinte bilatérale. L’âge moyen était de 50 ans. Un facteur de risque a été identifié dans 94,2 % des cas. Les plus fréquents ont été : le port de lentilles de contact (50,5 %), un antécédent de chirurgie oculaire (25,2 %), une immunodépression locale ou générale (23,3 %), une pathologie de la surface cornéenne (15,6 %), une pathologie palpébrale (12,6 %), et un traumatisme cornéen (10,7 %). Le prélèvement cornéen a permis d’isoler le germe en cause dans 61,8 % des cas. Pseudomonas aeruginosa et les staphylocoques coagulase négative ont été le plus fréquemment rencontrés. Les bacilles Gram-négatifs ont été légèrement plus fréquents que les cocci Gram-positifs. On a également retrouvé 8,3 % d’infections fungiques et 1 % de kératite amibienne. Les complications ont été représentées par les astigmatismes irréguliers (15,5 %), la nécessité d’une kératoplastie transfixiante (14,6 %), les leucomes cornéens (13,6 %), les synéchies du segment antérieur (7,8 %), les rechutes (7,8 %), les endophtalmies (2,9 %) et les éviscérations (1,9 %). Le pronostic visuel était globalement bon (amélioration de l’acuité visuelle dans 76 % des cas), avec un gain médian de 4/10e.
Discussion |
La population de ces kératites semble globalement identique à celles d’autres grandes études européennes. Néanmoins l’originalité de notre étude réside en la sur-représentation des cas de kératomycoses. Ceci explique le taux important de kératoplasties transfixiantes. De façon statistiquement significative, la survenue d’une complication grave était liée à l’identification d’un champignon et à une taille initiale de l’infiltrat importante.
Conclusion |
Cette étude descriptive nous a permis d’évaluer nos pratiques professionnelles, notamment au niveau des prélèvements microbiologiques, dans l’objectif principal d’améliorer la prise en charge de ces patients atteints de kératite infectieuse sévère.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 32 - N° S1
P. 1S123 - avril 2009 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.