P39 Déterminants de la viabilité myocardique chez les diabétiques et non diabétiques - 06/04/09
Résumé |
Introduction |
La rigidité artérielle est augmentée chez les diabétiques et en cas de syndrome métabolique. Il est considéré par certains auteurs que la rigidité aortique prédispose à l’ischémie myocardique en augmentant l’index systolique tension-temps et en réduisant la pression aortique en diastole. L’index de viabilité sous-endocardique (SVI) fourni par la tonométrie d’aplanation a été validé en le comparant aux méthodes invasives. Nous avons montré chez des hypertendus âgés que cet index est en fait plus lié au rapport durée diastolique/durée systolique (DD/DS) qu’à la rigidité aortique. Le but était ici d’examiner les déterminants de SVI, en particulier le rôle respectif du rapport DD/DS et de la rigidité aortique, chez les diabétiques et les non diabétiques.
Patients et méthodes |
Nous avons exploré 362 sujets à l’occasion d’un bilan de santé proposé par l’Assurance Maladie. Parmi eux 62 étaient diabétiques ; parmi les 300 non diabétiques, 60 avaient un syndrome métabolique. Par tonométrie d’aplanation (SphygmoCor®) ont été mesurées la fréquence cardiaque, DD et DS, et au niveau central (aortique) et périphérique (artère radiale), la pression systolique, la rigidité artérielle (index d’amplification AIx), et SVI a été calculé.
Résultats |
SVI et DD/DS ne différaient pas significativement entre diabétiques et non diabétiques. Dans les deux populations, SVI était significativement plus bas chez les femmes que chez les hommes (p <0,0001), ce qui peut être rapproché d’une fréquence cardiaque plus élevée chez les femmes (p <0,05). il existait une corrélation négative très forte entre SVI et DD/DS (r= − 0,916 et − 0,944), qui demeurait hautement significative après ajustement sur le sexe, mais aucune corrélation entre SVI et les index de rigidité artérielle (AIx au niveau aortique ou radial) à l’exception d’une relation négative entre SVI et la pression pulsée radiale chez les non diabétiques seulement (r = − 0,158 ; p=0,006), ni entre SVI et la clairance de la créatinine. Chez les diabétiques, il existait une relation faible entre SVI et HbA1c (r= − 0,296 ; p=0,03).
Conclusion |
Cette étude retrouve une influence prédominante très forte d’une réduction du temps diastolique dans l’altération de la viabilité myocardique chez les diabétiques et non diabétiques et ne permet plus de retenir d’influence notable de la rigidité aortique sur la prédisposition à l’ischémie myocardique.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 35 - N° S1
P. A38 - mars 2009 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
