P29 Intérêt d’un score de risque d’ischémie myocardique silencieuse chez les diabétiques de type 2. Mise au point et validation dans deux cohortes françaises indépendantes - 06/04/09
Résumé |
Introduction |
Les performances des recommandations françaises de l’Alfediam-SFC 2004 pour le dépistage de la maladie coronaire silencieuse chez les diabétiques doivent être améliorées. L’objectif de l’étude était de développer un score clinique permettant d’identifier les diabétiques à risque élevé d’avoir une ischémie myocardique silencieuse (IMS).
Patients et méthodes |
Nous avons déterminé un score prédictif d’IMS à partir d’une cohorte de 781 diabétiques présentant au moins un facteur de risque cardio-vasculaire associé et explorés dans un centre de diabétologie entre 1992 et 2006. Ce score a ensuite été testé dans une cohorte de 482 diabétiques de type 2 explorés dans deux autres centres de diabétologie. Dans les deux cohortes l’IMS a été recherchée par scintigraphie myocardique couplée à l’effort et/ou à l’administration de dipyridamole.
Résultats |
Dans la première cohorte, les critères des recommandations Alfediam-SFC étaient prédictifs de l’IMS (Sensibilité (Se) 61 %, spécificité (Sp) 49 %, valeur prédictive positive (VPP) et négative (VPN) 33 et 75 %). Les facteurs prédictifs d’IMS (39 % des patients) étaient l’âge ≥ 60 ans (OR 1,4 [1,04-1,9] ; p < 0,05), le sexe masculin (OR 2,4 [1,7-3,2] ; p < 0,0001), la rétinopathie (OR 1,5 [1,2-2,1] ; p < 0,05), la néphropathie incipiens (OR 1,5 [1,1-2,1] ; p < 0,05), la macroprotéinurie (OR 1,8 [1,06-2,9] ; p < 0,05), l’artérite oblitérante des membres inférieurs (OR 1,7 [1,1-2,9] ; p < 0,05), le sexe masculin et la rétinopathie ne faisant pas partie des critères de l’Alfediam-SFC. Un score (1 point pour chaque facteur, 2 pour le sexe masculin) ≥3 comparé à < 2 était prédictif d’IMS (61 versus 37 %, OR 2,6 [1,9-3,6], p < 0,0001), avec une Se de 61 %, une Sp de 63 %, une VPP et VPN de 40 et 80 % (AROC 0,648, p < 0,0001). Ce même score testé dans la deuxième cohorte était prédictif d’IMS (OR 2,4 [1,6-3,6], p < 0,0001) avec une Se, Sp, VPP et VPN de 69, 52, 43 et 76 % respectivement (AROC 0,626, p < 0,0001).
Conclusion |
Pour le dépistage de l’IMS, au-delà des critères de recommandations françaises, le sexe masculin et la présence d’une rétinopathie devraient être pris en compte dans un score clinique simple.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 35 - N° S1
P. A35 - mars 2009 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
