Hallucinations, idées délirantes, événements nocturnes chez 152 patients atteints de maladie de Parkinson. Enquête régionale - 20/03/09
M. Bailbé,
S. Karolewicz,
J.-Ph. Neau,
P. Dumas,
R. Gil,
et l’association des neurologues du Poitou-Charentes
Voir les affiliations B. Bourgoin , F. le Bras , J. Daviaud , H. Devauchelle , J.-L. Devoize , D. Latinville , , P. de Liège , P.-Y. Loll , J.-L. Marcombes , F. Marty , J.-B. Maufreron , J.-C. Pin , D. Vincent , L. Zaï |
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La maladie de Parkinson n’est pas réductible à ses manifestations motrices. Les troubles psychiques et comportementaux accompagnent souvent son évolution.
Une enquête prospective a été réalisée du 1er au 30 juin 1999. L’ensemble des 36 neurologues du Poitou-Charentes, tant hospitaliers que libéraux, ont été sollicités pour participer à cette étude. Elle portait sur la survenue d’hallucinations, d’idées délirantes et d’événements nocturnes dans la maladie de Parkinson. Nous avons recueilli 152 dossiers auprès de 17 neurologues. La provenance des patients était pour 53 p. 100 d’origine hospitalière et 47 p. 100 d’origine libérale.
Nous avons dénombré 23,1 p. 100 de patients souffrant d’hallucinations. Le risque de survenue d’hallucinations était significativement augmenté pour les patients provenant de la consultation hospitalière et dont la maladie était ancienne. Seulement 7,2 p. 100 des patients ont exprimé des idées délirantes, le plus souvent de persécution. Les événements nocturnes étaient présents chez 49,3 p. 100 des patients. Leur risque de survenue était significativement lié à l’augmentation du stade de Hoehn et Yahr et à la provenance de la consultation hospitalière. Les hallucinations, les idées délirantes, les événements nocturnes survenaient chez des patients ayant une maladie de Parkinson ancienne, évoluée avec une longue durée de prescription de L-dopa. L’ancienneté de la prescription de L-dopa était associée aux trois troubles cités plus haut.
Les hallucinations des patients sous L-dopa étaient significativement liées à l’ancienneté du traitement par agonistes dopaminergiques ainsi qu’à la provenance de la consultation hospitalière. La survenue d’événements nocturnes des patients sous L-dopa était significativement liée à l’ancienneté de la maladie, à l’ancienneté du traitement par L-dopa et à la provenance de la consultation hospitalière.
Les troubles psychiques et comportementaux de la maladie de Parkinson se montrent fréquents et associés entre eux. Il faut les connaître pour ne pas les aggraver par le traitement antiparkinsonien.
Hallucinations, delusions, and noctural events in 152 Parkinson’s patients: a regional survey. |
Parkinson’s disease cannot be reduced to its motor symptoms. Psychological and behavioral disorders often accompany its development. Our study was conduced in June 1999 among 36 neurologists practicing in hospital or private clinic settings in the Poitou-Charentes area. Neurologists were requested to record hallucinations, delusions and nocturnal events observed in Parkinson’s patients. A total of 152 reports were collected from 17 physicians. Fifty-three percent of the patients attended hospital clinics and 47p.100; were seen at the physician’s office. Hallucinations were recorded in 23.1p.100; of the patients. The risk of hallucination symptoms was higher among patients seen at hospital clinics and who had more advanced disease. Only 7.2p.100; of the patients reported delusions, most often of a persecution type. Nocturnal events affected 49.3p.100; of the patients. The appearance of such symptoms was highly related to Hoehn and Yahr stage and was more frequent in hospital patients.
Hallucinations, delusions, and nocturnal events affect patients with advanced Parkinson’s disease, associated with long-term L-dopa treatment. Eighty-three percent of the patients had such symptoms and most of them used L-dopa. This long-term treatment is linked to these three symptoms. Hallucinations were increasingly reported for patients with increasing long-term medication with dopaminergic agonists. Nocturnal events, for patients on L-dopa, were associated with advanced disease, long-term treatment with L-dopa, and hospitalization. Psychic and behavioral disorders appear frequently in Parkinson’s disease patients and are inter-related. Physicians should be aware of the relationship with treatment to avoid aggravation.
Plan
B. Bourgoin , F. le Bras , J. Daviaud , H. Devauchelle , J.-L. Devoize , D. Latinville , , P. de Liège , P.-Y. Loll , J.-L. Marcombes , F. Marty , J.-B. Maufreron , J.-C. Pin , D. Vincent , L. Zaï |
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Vol 158 - N° 2
P. 203-210 - février 2002 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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