Pierre Marie Auguste Broussonet (1761-1807), naturaliste et médecin : un cas clinique important dans l’émergence de la doctrine française des aphasies - 10/03/09
O. Héral [1 et 2]
Voir les affiliationspages | 8 |
Iconographies | 1 |
Vidéos | 0 |
Autres | 0 |
Pierre Marie Auguste Broussonet (1761-1807), naturaliste renommé, engagé dans l’action politique au moment de la Révolution française, est aussi passé à la postérité grâce à son aphasie : dès 1808, dans son éloge historique, Georges Cuvier établissait un lien probable entre lésion gauche et altération du langage, sans en conclure à une spécificité. Un autre éloge historique, moins connu, rédigé par Augustin Pyramus de Candolle, successeur de Broussonet au Jardin des Plantes de Montpellier, comportait de nombreux éléments cliniques concernant cette aphasie : pour lui, le large ulcère du côté gauche du cerveau expliquait l’altération du langage mais aussi les troubles neurovisuels ipsilatéraux. Des extraits de ces deux observations, publiés en 1816 par Louis Jacques Moreau de la Sarthe et un résumé de la première, publié en 1819 par Jean Baptiste Louyer Villermay, dans deux encyclopédies médicales, ont assuré leur diffusion dans le corps médical français, au début du xix e siècle. Plusieurs figures importantes de la doctrine française de l’aphasie se sont intéressées aussi au cas Broussonet : Marc Dax, qui bien avant Broca, avait noté une localisation gauche pour « l’oubli des signes de la pensée » et surtout Jacques Lordat, collègue de Broussonet à la Faculté de médecine de Montpellier, qui y enseignait certainement avant 1820 les pathologies du langage et leurs aspects neurolinguistiques. Son observation d’une « amnésie verbale simple », qui figure dans un des textes fondateurs de l’aphasiologie, est la plus connue des spécialistes. Le cas Broussonet lui a permis d’argumenter en faveur de plusieurs formes cliniques d’alalies. Les dates de ces divers évènements devraient permettre de mieux préciser la chronologie de la découverte des aphasies, de leurs localisations et de leur sémiologie.
Mots clés :
Broussonet
,
Aphasie
,
Amnésie verbale
,
Alalie
Plan
© 2009 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Vol 165 - N° HS1
P. 45-52 - février 2009 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.
Déjà abonné à cette revue ?