S'abonner

Paraplégie secondaire à une infiltration épidurale interlamaire lombaire, à propos d’un cas - 04/11/08

Doi : 10.1016/j.rco.2008.06.002 
T. Lenoir, X. Deloin, C. Dauzac, L. Rillardon, P. Guigui
Service de chirurgie orthopédique, hôpital Beaujon, Assistance publique–Hôpitaux de Paris, 100, boulevard du Général-Leclerc, 92110 Clichy, France 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

pages 5
Iconographies 4
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

Nous rapportons le premier cas de paraplégie secondaire à une infiltration péridurale haute. Il s’agissait d’un patient de 42 ans opéré deux ans auparavant d’une sténose canalaire lombaire étendue de L2 au sacrum et responsable d’un syndrome de la queue de cheval débutant. Cette première intervention avait permis d’obtenir un résultat fonctionnel satisfaisant avec une disparition complète de l’ensemble de la symptomatologie neurologique objective. Devant la réapparition de radiculalgie bilatérale de topographie L3 ou L4, une infiltration épidurale radioguidée de 125mg d’hydrocortancyl était effectuée à hauteur de l’espace interlamaire L1L2. Techniquement, l’infiltration a été réalisée sans aucune difficulté et sans aucune lésion du sac dural. Dans les suites immédiates de l’injection une paraplégie complète motrice et sensitive de niveau T12 était constatée. TDM et IRM ont été effectuées respectivement 30 minutes et quatre heures après l’incident. Ces deux examens mettaient en évidence une hernie discale de volume moyen migrée en arrière du corps de L2. Aucune autre lésion n’était constatée. Une libération radiculaire a été effectuée en urgence. Celle-ci n’a apporté aucune modification de l’état neurologique du patient. L’IRM effectuée quatre jours plus tard mettait en évidence un hypersignal intramédullaire en séquence T2 à hauteur du cône. Le diagnostic d’ischémie du cône médullaire est alors évoqué. L’hypothèse diagnostique évoquée est celle d’une lésion dont le mécanisme reste imprécis, d’une artère radiculomédullaire dominante. Si cette complication a déjà été décrite aux décours d’infiltration foraminale haute, elle ne l’avait jamais été en cas d’infiltration épidurale.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

We report the first case of paraplegia observed after epidural steroid injection in the upper spine. The patient was a 42-year-old male who underwent surgery two years earlier for stenosis of the lumbar spine from L2 to the sacrum leading to early manifestations of an equina cauda syndrome. This first operation provided satisfactory function with complete resolution of the objective neurological symptoms. The patient later developed bilateral radiculalgia involving the L3 and L4 territories and was treated by radio-guided epidural steroid injection (125mg hydrocortancyl) delivered in the L1-L2 interlaminar space. The injection was achieved with no technical difficulty and there was no injury to the dural sac. Immediately after the injection, the patient developed complete motor and sensorial paraplegia from T12. CT and MRI performed 30min and 4h, respectively, after the accident revealed a medium-sized discal herniation behind the L2 body. No other lesion was observed. Emergency surgery was performed for radicular release but to no avail. The patient’s neurological status remained unchanged and four days later the T2 MRI sequence revealed a high-intensity intramedullar signal in the cone. The diagnosis of ischemia of the medullary cone was retained, hypothetically by injury to the dominant radiculomedullary artery via an undetermined mechanism. This complication has been previously described after upper foraminal steroid injections but not after intralaminar epidural steroid injection.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Infiltration épidurale, Complication, Hernie discale, Paraplégie

Keywords : Spinal stenosis, Surgery reoperation, Surgery, Treatment outcome, Long-term results


Plan


© 2008  Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 94 - N° 7

P. 697-701 - novembre 2008 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • L’ochronose ou la maladie du cartilage noir
  • R. Philippot, C. Coste, E. Lasseur, P. Tramond, J.-C. Rollier, B. Moyen
| Article suivant Article suivant
  • Revue de presse (7-2008)

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.

Déjà abonné à cette revue ?

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.


Tout le contenu de ce site: Copyright © 2025 Elsevier, ses concédants de licence et ses contributeurs. Tout les droits sont réservés, y compris ceux relatifs à l'exploration de textes et de données, a la formation en IA et aux technologies similaires. Pour tout contenu en libre accès, les conditions de licence Creative Commons s'appliquent.