242 Orientation du composant acétabulaire d’une prothèse totale de hanche. Évaluation expérimentale des variations intra- et inter-observateur et de l’erreur liée à l’impaction d’une cupule sans ciment - 19/06/08
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Résumé |
Introduction |
L’orientation de la cupule est le principal facteur de la stabilité d’une articulation prothétique. Des études in vivo ont démontré la grande variabilité d’orientation avec une pose non naviguée. Cependant, on ne sait pas si ces variations sont liées aux conditions opératoires, aux erreurs lors de l’impaction, ou aux différences entre opérateurs. Le but de cette étude était d’évaluer ces différentes hypothèses dans un modèle expérimental.
Matériel et méthode |
Le modèle expérimental était destiné à évaluer l’implantation d’une cupule hémisphérique impactée. Il comportait un hémibassin synthétique fixé en position opératoire (décubitus latéral) recouvert d’un lopin de mousse souple reproduisant les parties molles. L’hémibassin et la pièce porte cupule (non-ferromagnétique) étaient équipés du système électromagnétique (Fastrack™) pour mesurer l’orientation. Neuf opérateurs provenant de 3 équipes chirurgicales ont fait deux campagnes de 6 impactions dans un ordre aléatoire (108 mesures). Il leur était demandé de placer la cupule à 45° d’inclinaison et 20° d’antéversion. De même, pour apprécier les erreurs liées à l’impaction, les 9 opérateurs ont fait chacun deux campagnes de 20 implantations comparant les valeurs angulaires (antéversion et inclinaison) avant et après l’impaction (360 mesures). Les deux campagnes de mesures étaient effectuées à plus de deux mois d’intervalle.
Résultats |
Chaque opérateur avait une manière propre d’orienter la cupule, avec des différences importantes entre chirurgiens : l’inclinaison variait de 44° ± 3° à 52° ± 3°, l’antéversion de 18° ± 2° à 33° ± 6°. Les différences observées entre chirurgiens étaient significatives. En revanche, il n’y avait pas de différence significative entre les campagnes de mesure (entre chaque chirurgien et pour le groupe des 9), confirmant le caractère « personnel » de l’orientation souhaitée par chaque chirurgien. Les variations engendrées par l’impaction n’étaient pas significatives et de faible valeur moyenne (0,4° pour l’inclinaison et l’antéversion) avec 5,4 % d’erreur de plus de 3° (3,1° à 7°) en antéversion et 3,3 % d’erreur de plus de 3° en inclinaison (3,1° à 10°).
Discussion et conclusion |
Les variations d’orientation observées in vivo sont pour une large part liées à des données propres au chirurgien, minimisant ainsi l’effet des conditions opératoires. Les variations liées à l’impaction sont négligeables, elles ont sans doute été surévaluées par le passé, mais pourraient être majorées par les conditions opératoires. Ce travail suggère que les erreurs de positionnement de la cupule sont pour une part liées à des « données intrinsèques » au chirurgien, ce qui peut justifier le recours à des systèmes de navigation.
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Vol 93 - N° S9071
P. 132-133 - janvier 2007 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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