27 Tumeurs primitives osseuses de l’articulation sacro-iliaque - 19/06/08
Résumé |
Introduction |
Les tumeurs malignes primitives osseuses intéressant l’articulation sacro-iliaque sont de traitement difficile.
Objectif |
Évaluer la procédure utilisée pour l’exérèse de ces tumeurs et la reconstruction de la continuité de l’anneau pelvien, ainsi que le résultat carcinologique et les résultats fonctionnels.
Matériels et Méthodes |
Il s’agit d’une analyse rétrospective continue des patients traités pour une tumeur de l’aile iliaque ou du sacrum envahissant la sacro-iliaque. Le grading tumoral repose sur la classification d’Enneking et les résultats fonctionnels sur le score MSTS.
Résultats |
De 1986 à 2003, 24 patients ont présenté une tumeur intéressant la sacro-iliaque, 6 d’entre elles envahissaient le corps du sacrum. Il s’agissait de 8 ostéosarcomes, 8 Ewing, 3 hystiocytofibromes malins, 2 ostéosarcomes, 1 schwannome, un léiomyosarcome, et 1 hémangiopéricytome. Dix-sept patients ont eu une chimiothérapie néo-adjuvante. L’intervention a été réalisée par une voie de crête élargie permettant d’avoir accès aux deux faces de l’anneau pelvien. Dans six cas, un sacrifice neurologique a été nécessaire. La durée opératoire moyenne était de 5,27 heures. La reconstruction a été effectuée par une autogreffe et une instrumentation. L’exérèse était qualifiée de large 11 fois, marginale 12 fois ou contaminée 1 fois. Le recul moyen était de 4,77 ans. Dix patients sont décédés de leur maladie. La survie est liée à la qualité de l’exérèse et au stade tumoral initial. La réalisation d’une hémisacrectomie n’influence pas le pronostic vital. La consolidation osseuse a été obtenue chez 13 patients, dont 10 sont survivants. Chez les 14 patients survivants au dernier recul, le score MSTS moyen est de 48 %. Les 9 n’ayant pas nécessité de sacrifice neurologique avaient un score moyen de 58 % ; les 5 autres présentaient en revanche un score de 38 %. Ce score était de 65 % en cas de consolidation, et de 8 % en cas de pseudarthrose.
Discussion |
La survie des patients présentant une tumeur de l’articulation sacro-iliaque est avant tout liée à la nature histologique et à la qualité de l’exérèse. La méthode de reconstruction proposée permet, en cas de contrôle de la maladie, une consolidation et un résultat satisfaisant sur le plan fonctionnel quand il n’y a pas de sacrifice neurologique.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 93 - N° S9071
P. 41 - janvier 2007 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
