Étude de faisabilité d’une téléexpertise d’ophtalmologie en milieu pénitentiaire - 27/03/25
Feasibility Study of Tele-Ophthalmology in a Prison Setting
, M. Soethoudt 1, F. Mouriaux 1Cet article a été publié dans un numéro de la revue, cliquez ici pour y accéder
Resumé |
Introduction : L’accès à des soins spécialisés en milieu carcéral est complexe et difficile, particulièrement en ophtalmologie. L'objectif principal de cette étude était de mettre en place une téléexpertise d'ophtalmologie en milieu pénitentiaire pour améliorer le dépistage visuel.
Matériels et méthodes: Il s’agit d’une étude prospective, monocentrique, observationnelle descriptive portant sur tous les patients adressés, présents ou entrants au sein du centre pénitentiaire pour hommes de Rennes. L’examen ophtalmologique a été réalisé grâce des appareils semi-automatisés VX 650 et Eye Refract par le personnel médical et paramédical du centre pénitentiaire non qualifié en ophtalmologie. Le critère de jugement principal était un critère composite de faisabilité, permettant la validation de l’acte de téléexpertise. Celui-ci a évalué l’association d’une pression intraoculaire, d’une rétinographie et d’une lampe à fente, interprétables, associées à une acuité visuelle cohérente.
Résultats: 96 patients ont participé à l’étude, l’âge moyen était de 41 ans. Le critère de jugement principal a été atteint pour 78 téléexpertises (81,3%). 62 téléexpertises (64,6%) ont été validées sans nécessité d’une consultation en présentiel.
Discussion: Dans notre étude, 34 patients (35,5 %) ont nécessité un deuxième examen en présentiel. Cela s’explique principalement par deux critères de convocation (analyse de l’angle iridocornéen et erreurs de réfraction subjective). Notre protocole de téléexpertise d’ophtalmologie pourra être amélioré par une prise en charge à distance par un professionnel qualifié (ophtalmologiste, orthoptiste) dans certaines situations afin de réduire le nombre de patients convoqués pour une consultation de contrôle.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Introduction: Access to specialty care in prisons is complex and difficult, particularly in ophthalmology. The main goal of this study was to set up an ophthalmology telemedicine service in prisons to improve visual screening.
Materials and Methods: This was a prospective, single-center, observational, descriptive study including all patients referred, present, or entering the men's penitentiary in Rennes. The ophthalmological examination was performed using the semi-automated devices, VX 650 and Eye Refract, by the medical and paramedical staff of the penitentiary, who were not qualified in ophthalmology. The primary endpoint was a composite feasibility criterion, allowing validation of the telemedicine encounter. It assessed a combination of interpretable intraocular pressure, fundus photography, slit-lamp examination and consistent visual acuity.
Results: 96 patients participated in the study, with a mean age of 41 years. The primary endpoint was achieved for 78 telemedicine encounters (81.3%). 62 encounters (64.6%) were validated without the need for an in-person consultation.
Discussion: In our study, 34 patients (35.5%) required a second, in-person examination. This was mainly due to two criteria for requesting an in-person visit (iridocorneal angle analysis and subjective refraction errors). Our ophthalmology telemedicine protocol might be improved by remote management by a qualified professional (ophthalmologist, orthoptist) in certain situations to reduce the number of patients requiring a follow-up consultation.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Téléexpertise, télémédecine, ophtalmologie, prison, infirmier
Keyword : tele-ophthalmology, telemedicine, ophthalmology, prison, nurse
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