La luette, gentille la luette - 24/03/25
Résumé |
Prérequis/Contexte |
L’angio-œdème (AE) vibratoire est une forme rare d’urticaire physique indutible [1]. Il peut être sporadique ou rarement héréditaire.
Nous rapportons le cas d’un patient ayant présenté des AE liés aux ronflements.
Objectifs |
Il s’agit d’un patient de 57 ans présentant depuis 1986 des épisodes d’œdème de la luette avec dysarthrie sans autre signe systémique associé.
Ces épisodes ont été initialement mis sur le compte d’une allergie au céleri car premier épisode survenu dans les heures suivant la consommation de céleri. Depuis il en réalise une éviction parfaite.
Néanoins, persistance des épisodes d’AE 1–2x/mois, apparaissant en milieu de nuit, d’une durée de quelques heures nécessitant un sommeil en position 1/2 assise.
– IMC 32 kg/m2.
– Atopie: pollinose estivale depuis 15 ans.
– Pas de traitement de fond inducteur d’œdème.
– Pas d’antécédent familial notable.
Méthodes |
Un bilan allergologique exhaustif est réalisé (cutané et biologique) devant la suspicion initiale d’un phénomène IgE médié.
Résultats/Discussions |
– Pricks-tests Trophallergènes: négatifs, Pneumallergènes: sensibilisation acariens et graminées.
– PUCE ALEX: négative.
– NFS normale.
– Étude du complément, Tryptase de base, TSH, EPP : normal.
En l’absence d’étiologie clairement déterminée, l’hypothèse d’un angio-œdème vibratoire a été soulevée.
– Polygraphie ventilatoire : 36 apnées/heure, IAH 63/heure, désaturations 54/heure.
Conclusion |
Le bilan confirme l’existence d’un syndrome d’apnées obstructives du sommeil sévère. Depuis la mise en place d’une PPC, aucune récidive d’angio-œdème n’a été rapportée.
L’appareillage des SAOS permet le plus souvent une rémission des AE, néanmoins un traitement par anti-histaminique voire omalizumab peut parfois être nécessaire.
Malgré un bilan allergologique négatif, il reste important d’évoquer les autres causes habituelles d’AE non allergiques de la luette que sont les infections, l’angio-œdème héréditaire ou non (médicamenteux), le SAOS, la maladie de Crohn, la sarcoïdose, le cannabis et le RGO.
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Vol 65 - N° S
Article 104537- avril 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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